Quest-ce quune plainte ? (5)
Toute plainte est une adresse, et plus précisément une demande. Que demande-t-on quand on se plaint ? Telle est la question sur laquelle je vais finir cette année, en développant dans les prochaines séances les réponses que la raison essentielle de se plaindre, à savoir la distinction entre être soi et lêtre vraiment telle quelle insiste dans une pluralité dobjets, impose quon lui apporte.
La mention des objets demandés dans la plainte ne manquera pas dêtre paradoxale. Car au-delà des indications évidentes qui correspondent toutes à des manques dans lassurance dêtre le sujet quon est (demande de soins, demande de reconnaissance, demande de compréhension ou de compassion, sans oublier bien sûr la demande de justice ), il faut trouver des réponses qui correspondent au véritable enjeu de la plainte qui est limpossibilité, pour un sujet, de nêtre pas depuis toujours constitué comme sujet par sa vocation à la vérité. Cela revient à dire que toute plainte est une demande qui porte dune manière ou dune autre sur la distinction, laquelle est toujours, comme on sait, celle de ce qui compte et de ce qui importe, puisque cest ainsi quil faut réfléchir limpact de la vérité qui change tout sans rien modifier. Se plaindre, cest dabord demander à être distingué. Indiquer sa douleur, non, puisque le savoir y vient idéalement recouvrir le réel : cest seulement demander à être apaisé. Mais indiquer sa souffrance, justement parce quelle procède de ce que le savoir négale pas la vérité et que cette place est celle du sujet en extériorité à lui-même, cest déjà se distinguer. Par là même la plainte est-elle la demande que cette distinction soit entérinée par lautorité, ne serait-ce que de lauditeur : cest une distinction et pas une différence, une impossibilité que le savoir du sujet égale sa vérité et non pas un nouvel élément dun savoir possible, qui fait donc appel à une décision, celle dadmettre que le vrai soit vrai (puisquon ne peut le constater contrairement à ce quil en est du réel, ni le justifier contrairement à ce quil en est de lauthentique).
Lexpérience la plus quotidienne atteste de cette vérité : dès quil trouve une oreille complaisante ou captive, le commun des mortels se lance dans la geste des opérations quil a subies, des régimes quil doit observer et des traitements quil doit suivre, des difficultés quon a rencontrées pour lui administrer des remèdes qui ne pouvaient dès lors plus être communs, en insistant bien sur la singularité de son cas et sur les perplexités quil a provoquées chez les médecins. Et si ce discours est reçu, alors cest la distinction elle-même qui lest. Enjeu premier de la plainte, donc : non pas quil ait été, par exemple, un malade, mais quil lait été vraiment. Voilà ce que lécoute de la plainte doit avérer, et rien nest plus gratifiant pour le plaignant que de voir attester quen effet il est un vrai (un vrai malade, une vraie victime, un vrai professionnel ou tout ce quon voudra dautre). Parce que nous nous plaignons et que nous recueillons les plaintes, nous savons tous dexpérience que la plainte est une demande de passage dêtre à être vraiment.
Lécoute acquiesçante dun quelconque semblable devenu autorité du seul fait quil ait écouté napporte pas de la compréhension mais de la distinction des deux côtés, dailleurs, puisque seul un sujet distingué peut reconnaître la distinction (ce qui permet peut-être de rendre compte de luniversalité du discours victimaire dans un monde pourtant si égoïste). Le distingué se reconnaît à ceci quil distingue (par exemple le bourgeois distingué a du goût, alors que le parvenu accumule des objets coûteux). En se plaignant, on distingue : on ne se plaint pas à nimporte qui mais seulement à quelquun dont on reconnaît lautorité (cela dit, un quidam peut avoir lautorité disons de lhomme de la rue ou du Français moyen et en ce sens nêtre pas nimporte qui pour la raison paradoxale quil est nimporte qui : il y a des gens dont la conformité à la moyenne est étonnante). Ce quon peut traduire en disant quon accorde de lautorité à quelquun dès lors quon se plaint auprès de lui. On attend donc de cette autorité quelle reconnaisse cette reconnaissance, ou plus exactement quelle la valide ! Car la question nest pas celle de la reconnaissance des consciences, comme on pourrait limaginer quand on méconnaît que la plainte engage toujours la question de la vérité, mais celle de la validité de la demande de distinction. Il est en effet évident que ne peut demander une distinction que celui qui est déjà distingué. Bref, on attend toujours de lautorité quelle avère quon est un « vrai » (le plus souvent dans la vie sociale : on demande à lautorité dattester quon est une vraie victime et pas simplement une victime).
Se plaindre, cest distinguer celui
à qui lon sadresse : en faire un distingué (ou cautionner , cest-à-dire
décider, quil le soit). Le distingué est ce qui marque. La marque nest rien
dautre que le rapport à la distinction, pour ce qui a été distingué (si elle
était quelque chose, il sagirait de la trace, du signe, ou de leffet
et au mieux on parlerait de lauthentique et non pas du vrai). Cest pourquoi on
peut dire que toute plainte est une demande de marque : quêtre
distingué sentende comme leffet davoir été compté. Car se plaindre,
cest toujours sadresser à celui qui compte (lautorité, donc), précisément
pour quil nous compte. Sil nous compte, par opposition à constater notre
semblance (par exemple : il nous reconnaît être un vrai malade, par opposition à
être un malade), alors il aura produit une distinction en nous dont, sous le nom de
marque, nous pourrons faire le principe de notre singularité : non seulement
nous aurons été distingués, mais nous serons désormais distingués.
On voit que toute plainte implique en elle une demande de filiation : celui qui se plaint sadresse à quelquun dont il voudrait être compté, et dont par là même il a reconnu le statut dexception inconsistante, autrement dit la distinction. On peut donc imaginer que la plaint se formule dans cette prosopopée « dis-moi que je suis ton fils » - au terme de quoi celui qui aura été plaint apparaîtra à ses propres yeux comme un élu. Voilà ce quil faut obtenir, à lhorizon de la plainte quon adresse à lautorité : la distinction pour soi. Lélu, cest le même que les autres, sauf que ça ne compte pas parce quil est porteur de la distinction suprême, ou plus exactement de larchétype de toute distinction qui est la promesse, parole qui fait que la réalité ne compte pas (à commencer par ce quon a appelé « la meilleure des excuses » et qui est la mort propre). Il est porté par limpossibilité que la réalité compte, désormais. Et cest à cette fin quil se plaignait, lui, désormais fils.
Objectivement la réponse à la question de ce que demande le plaignant est donc claire : cest la marque. La notion de marque nest pas lindication dune chose, qui dès lors ferait différence, mais seulement de la distinction comme telle (toute marque est une promesse et réciproquement) : on réitère que le réel nest pas le vrai, et donc, subjectivement, quil ne suffit pas dêtre sujet pour lêtre vraiment le sujet sentendant précisément de ce que cette insuffisance ne cesse pas dinsister (ce qui sappelle tout simplement souffrir). Toute plainte est une demande de marque. Le fils est un inter pares parmi les semblables, cest lui qui compte aux yeux du père, les autres nétant que plus ou moins importants (éventuellement plus importants que lui). Et celui qui compte, c'est celui par qui ce nest pas la réalité (même la sienne propre) qui compte autrement dit c'est le porteur de la promesse. Voilà ce dont on exige la reconnaissance quand on se plaint. Et cest vrai aussi bien de la plainte des souffrances les plus banales (se plaindre de souffrir du dos) que de la plainte au sens judiciaire du terme : en « portant plainte », par exemple à propos dun voisin dont le tapage nous empêche de dormir, on indique implicitement quon était porteur dune promesse dont le dommage empêche la réalisation (si je pouvais dormir la nuit, jaurais la clarté desprit pour écrire de bons livres le jour, ou pour me dévouer à telle cause humanitaire, voire pour réaliser le souhait de mes parents davoir un fils notaire ou chef de bureau).
Cette vérité est évidemment paradigmatique : à partir de cette idée de promesse on revient à la question de la vérité personnelle, laquelle consiste tout simplement à tenir la promesse quon est depuis toujours, et qui est celle de lorigine.
Mais la signification de la plainte a un envers, que constitue une demande de retour avant que la question dêtre sujet se pose.
Car si cest toujours de ne pas pouvoir être sujet quon souffre, à cause de la réitération de soi qui définit le sujet (on nest sujet quà lêtre de la nécessité de lêtre), la demande quon mette fin à la souffrance est aussi la demande quon mette fin, pour soi, à la question quon est pour soi. Plût au ciel que la vie soit simple !
Il faut donc distinguer deux faces de la plainte : une demande de distinction et une demande de régression, une demande de retour avant cette distinction, puisque cest par elle, pour le malheur dun vivant désormais malade de lui-même, quêtre sujet est devenu une responsabilité. Car on nest distingué, comme la singularité du sujet fait quil lest originellement et sans lui, quà porter la responsabilité de sa distinction, cest-à-dire quà récuser que ce qui importe puisse jamais compter. Bref, toute plainte est demande de consolation.
Se plaindre, cest demander à être consolé du malheur dêtre soi « malheur » sentendant ici depuis lhorizon des biens dont la question du sujet est lexclusion a priori. Se perdre, ainsi, cest revenir sur cette exclusion : faire de son bien son affaire, le bien étant commun par opposition au vrai dont il faut singulièrement décider. Impossible de se plaindre sans mettre en avant cette vérité quil est seulement possible dêtre commun par trahison, le propre de la trahison étant évidemment quelle sappuie sur les meilleures raisons (celles qui, comme telles, ne comptent pas). En somme on se plaint toujours de ce que ce qui compte ne soit pas ce qui importe.
Dès lors imaginera-t-on la plainte comme la demande dune régression : il est demandé quon revienne en deçà de cette distinction qui fait le malheur du sujet, cest-à-dire son existence de sujet puisquelle ne peut différer de la souffrance (dire quon souffre de ne pas être sujet, cest dire quon souffre dêtre sujet, puisque la question dêtre sujet est la constitution même du sujet comme tel). Toute plainte est donc la demande de revenir sur la division dont on est fait entre sa vie et sa vérité. On demande dêtre consolé du malheur dêtre soi, et dans le même mouvement on radicalise cette demande en souhait de revenir en deçà de ce malheur, là où lon nétait pas pour soi-même sa propre question. Se plaindre consiste toujours à demander des soins, de lattention, de lamour donc du maternel. La demande de justice est demande de réparation, et en ce sens adresse à une entité maternelle, même si cette réparation est symbolique, non pas au sens où elle porterait sur un objet symbole dautre chose mais au sens où cest la possibilité même dêtre sujet quil sagit de restaurer, après quelle ait été abolie par exemple par une agression (où lon a été mis en position de subir, et donc aboli comme sujet). En ce sens la plainte est un comportement régressif : il sagit toujours de revenir avant ce qui fait souffrir.
En lautre sens aussi la plainte est régressive, puisquelle remet à son destinataire la charge du passage, nous la nécessité est notre existence même de sujet, dêtre à être vraiment. Ce premier sens dit que toute plainte est une trahison de soi, puisque cest demander quen soi la vérité arrête dinsister. De fait : ceux qui ne se trahissent pas, comme le fait limmense majorité des humains tout occupée à céder sur lirréductibilité du vrai au bien (y compris en faisant du vrai un bien propre comme dans le cas du scientifique), ne se plaignent pas, quelles que soient les raisons quils auraient pourtant de le faire et cest à la limite insulter lun deux que le plaindre. C'est que la plainte renvoie à une demande de restauration de soi, de retrouvaille avec lunité perdue alors quon nest soi que depuis sa propre division et surtout que sans soi, et donc en indifférence définitive à une vérité dont cest seulement par ailleurs, dans une réflexion seconde, quon admettra (mais vainement) quelle était la nôtre.
En reconnaissant quon se plaint toujours de ce qui empêche le passage dêtre à être vraiment, on aperçoit que la plainte a pour finalité et certes il faut bien parler de finalité, puisquelle est une demande quon puisse devenir actuellement le sujet de sa propre vérité. En quoi elle nest pas seulement régressive mais mensongère, puisquun sujet nadvient à sa propre vérité quen sa propre absence, cest-à-dire concrètement que dans la nécessité dune chose qui soit propre à cette chose (une chose qui compte) et non plus au sujet qui sy serait exprimé (dans cette hypothèse, la chose serait importante). La souffrance de la séparation davec soi, dont la plainte est la demande de réparation, est simplement celle de lexistence subjective, puisquon nest sujet quen absence de soi, là où lon nest pas mais où le vrai advient comme tel, cest-à-dire comme exigeant dêtre signé. En somme on se plaint toujours dexister : on voudrait tellement pouvoir vivre !
Disons-le autrement : non seulement la plainte se constitue de méconnaître létrangeté constitutive du sujet relativement à la question de la vérité dont il se constitue, contre sa propre vie et donc luniverselle nécessité des savoirs, déprouver linsistance, mais encore elle entend que cette insistance soit en quelque sorte résolue par un autre, le destinataire auquel on remettrait en somme toute cette affaire laffaire dêtre soi, pour chacun, cest-à-dire dêtre voué à létrangeté radicale dune vérité dont il ny a rien à attendre. Je le répète : se plaindre, même de maux anodins, cest se trahir.
En somme le noyau de la question est que toute plainte est une demande de salut, que le salut du sujet est sa vérité, et que sa vérité ne le concerne pas. De cette contradiction, dont on pourrait montrer quelle épuise léthique, la plainte est à la fois lexpression et le déni. La notion de salut est simplement lenvers de celle du commun, inséparable delle comme le recto dune feuille lest de son verso, et cest pourquoi le rapport commun à la souffrance est un rapport ou bien dabolition (revenir avant) ou bien de résolution (quun savoir salutaire sauve de la souffrance comme un savoir technique doit sauver de la douleur).
La plainte est une trahison parce quelle est une demande de réparation, de retour au maternel cest-à-dire en deçà de la souffrance provoquée en nous par lexclusivité de la vie et de lexistence. Et certes ceux qui vivent et ceux qui existent, parmi les humains, ne sont pas les mêmes ! Elle est la demande adressée à un autre quil prenne sur soi notre responsabilité dêtre sujet. Se plaindre à lui cest en faire le responsable de notre responsabilité : il en sera responsable au sens du sponsor latin : celui qui paiera les dégâts, qui assure que malgré tout cela se passera bien du point de vue des autres, quelle que soit notre défection et donc, puisquil sagit déthique, notre lâcheté, notre trahison de la marque par quoi nous sommes des sujets.
Lhypothèse de lamour correspond au même mensonge. Comment nier que toute plainte soit en même temps demande dêtre aimé, cest-à-dire dêtre pris en charge comme sujet et quant à être sujet ?
On pourrait même dire quen toute
plainte se dit quelque chose comme une demande de caresse, si ce terme renvoie à un
toucher qui soit lidentité de lintransitivité comme épreuve de soi par soi
et de laccueil de soi par lautre. Et certes la caresse apaise, de nouer ces
deux aspects. On demande la paix, en somme, à se plaindre : non seulement avec ce
qui nous empêche dêtre sujet mais (et donc) avec soi-même. Et si cest bien
de ne pas être vraiment soi-même qui insiste dans la souffrance, alors peut-être
accordera-t-on que la plainte serait comme un transfert de responsabilité : celui
auprès de qui on lénonce, et qui a par là même valeur dautorité, devient
le dépositaire de la promesse quon est depuis toujours pour soi-même et pour les
autres. En lui faisant confiance, en ne craignant pas den être abandonné, cest
de ce que cette promesse soit tenue quon formule la demande : que lorigine
suffise à produire une fidélité dont on serait déchargé.
Ce nest certes pas le lieu de disserter sur lamour. Quil suffise ici de remarquer dabord que sa question sinscrit dans lhorizon des biens (aimer cest vouloir le bien de lautre et ce vouloir est notre bien), et ensuite que la personne rencontrée sera comme la cause dune unité pour soi qui parera en quelque sorte à lépreuve qui voue le sujet à une vérité, la sienne, dont il na rien à attendre. Car lautre est réel comme luvre est réelle, et surtout, comme elle, il compte. Par la même, il peut désigner le sujet par son vrai nom : ni celui de lusage habituel ni celui des papiers administratifs, mais celui qui vient de limpossible et qui est causé par une autorité (celle de lautre qui compte et qui en ce sens nest pas le semblable, celle de luvre qui nexprime pas son auteur). Or cet autre qui compte comme luvre compte, auquel on se définit par conséquent dêtre dévoué, par là même et sans quon le veuille, il identifie le sujet et lamène à se représenter (et certes il sagit de représentation, puisquil sagit de soi en lautre) comme étant vraiment le sujet quil avait à être. Mensonge, donc, que la vérité puisse jamais être représentée puisquelle cause le sujet comme tel et quil ny a, au contraire, de représentation que pour un sujet déjà avéré et surtout commun (le propre dune représentation est de valoir pour nimporte qui).
Demander de lamour, cest demander dêtre appelé par son nom depuis la responsabilité quun autre serait toujours dêtre en train den prendre. On naurait en somme plus besoin de se faire un nom : le vrai nom serait celui que prononcerait laimé (par opposition au nom disponible quon peut prononcer soi-même). Lamour sauve, en somme, comme lexpression et toujours pour le même sujet commun. Si lamour sauve, alors c'est de lamour commun quil sagit : celui des gens qui veulent leur bien dont un autre nest plus que la figure inessentielle, alors quon naime quà se donner, et quon ne donne quà donner le don lui-même (de même, dans un autre contexte, quon naime quà offrir jusquà la possibilité de son salut alors que lamour du commun consiste à dire que lon est sauvé davoir aimé).
Le sujet commun est précisément défini de ne pouvoir supporter cette vérité et donc la vérité en général : pour lui tout doit toujours se ramener au bien, le renoncement au bien étant alors un bien de nature supérieure (le vrai bien). Or son bien, quand on est dans lexclusivité de la vie et de lexistence autrement dit quand on est un sujet, cest quun autre paie pour soi le prix dêtre sujet : ou celui qui nous aime (question du bien) ou celui quon aime (question du vrai bien). Trahison simple ou trahison redoublée : dans un cas simple démission, dans lautre jouissance dêtre sauvé par son mérite, celui de sêtre donné, bref dêtre justifié. Tout tient toujours à une autre responsabilité et cest pourquoi se justifier est le comble de la trahison de soi. De fait : se plaindre consiste à conférer au destinataire de la plainte le statut dautorité de cause du vrai, dont on se lave désormais les mains alors quon nexiste quà ce que cette nécessité soit à jamais la nôtre.
Honte à nous qui ne cessons de nous
plaindre, et pour les meilleures raisons : celles qui justifieraient et qui font
espérer. Et certes la plainte est une trahison, puisquelle est demande dhumanité
et que cest dêtre fait dinhumanité linsistance de la
vérité et donc le passage dêtre sujet à lêtre vraiment que nous
sommes humains.
Je vous remercie de votre attention.
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