Enigme et mystère : des sujets non subjectifs
Lévénement, il faut le penser en termes d " assomption appropriante " à partir de la prise de responsabilité que constitue sa reconnaissance, lui qui nest un événement quà récuser la vérité de son propre concept, autrement dit quà frapper celui-ci dune aberration qui nen récuse en rien la légitimité. La reconnaissance de lévénement est elle-même forcément aberrante et comme il ny a dévénement que dans la reconnaissance quon en fait, il faut dire que laberration dont il est le sujet réel à propos de son propre concept ne diffère pas de laberration dont celui qui assume sa responsabilité de sujet personnel (par opposition à celui qui se contente dêtre le sujet quil est depuis toujours) est par là même aussi bien le sujet. Que celui-ci advienne à lui-même dans sa propre et définitive impossibilité dadvenir à soi (autrement dit quil fasse lépreuve de sa division et de son étrangeté), cest ce quon peut indistinctement nommer lautorité de ce sujet (lequel est donc un auteur) et lautorité de lévénement (lequel sentend donc de son charisme). Voilà en quoi il faut nommer " distinction appropriante " lévénement dans lindistinction de sa propre reconnaissance : cette indistinction du vrai et de celui qui le reconnaît, dont on peut dire quelle est lautorité et dont la marque est le principe dintelligibilité puisquil ny a de marqué que marquant.
Il y a des choses (je prends le mot le plus vague possible) qui font autorité et qui sont par conséquent des sujet quon dira réels, par opposition aux sujets comme vous et moi quon dira évidemment personnels. La question de lévénement comme assomption appropriante tient donc au mystère que lautorité qui soit une du sujet réel au sujet personnel. On peut dire en ce sens que la question du mystère se ramène à celle de la marque, puisquil est impossible à la marque de ne pas simposer universellement et que cest de transmettre lautorité quelle peut se comprendre comme distinction du vrai. Et le nouage de lénigme et du mystère que constitue lévénement se reconnaît dans limpossibilité que la marque ne soit pas en même temps distinction dun seul, lélu, celui qui répondra à lévénement depuis sa propre vérité que par là même il faut dire celle dun auteur lequel en est un aux yeux de tous (sauf aux siens). Lévénementialité et lélection sont le même, et il ny a délection que dans et par une énigme.
Mais ce nouage dont la notion de marque est le principe dintelligibilité (il y aurait contradiction à parler dun événement qui ne marque pas, qui ne soit pas fait de son propre caractère marquant), il faut bien lentendre à partir du statut de vrai quon reconnaît à lévénement. Autrement dit, ce qui arrive est sujet. Cela signifie que sa reconnaissance (ou son déni) sont forcément une responsabilité (ou une désinvolture) dont on sera soi-même le sujet. On pouvait déjà le voir à propos des personnes : il y a des gens qui vous expliquent que Napoléon nétait quun traîneur de sabre et Hitler quun peintre raté (plût au ciel quils aient eu raison dans ce dernier cas !), parce quà reconnaître la gloire ou le mal comme vérités subjectives, ils devraient bien se poser la question de la responsabilité quune telle reconnaissance implique responsabilité quils ont depuis toujours décider de refuser à propos deux-mêmes. Pour les événements au sens du nouage du mystère commun et de lénigme adressée à un seul, cest la même chose : les reconnaître comme tels, cest reconnaître sa propre responsabilité de sujet pour la reconnaissance à lencontre dun sujet purement réflexif, celui que nous sommes forcément par ailleurs, qui le serait pour la constatation et la compréhension. Et par conséquent aussi sa propre responsabilité de sujet de soi-même de sujet de laberration dêtre soi.
Or refuser de simplement envisager la question quil y ait une vérité personnelle à réaliser, et considérer quil est normal dêtre soi (comme dailleurs il est normal dexister !), cest la même chose. Reconnaître lévénement, au contraire, cest subvertir ce mensonge, puisquil est fait de sa propre aberration : il nétait pas possible, et pourtant il est arrivé. Celui qui ne dénie pas lévénementialité de lévénement se rapporte donc aussi bien à lui-même comme marqué par lui, cest-à-dire par son aberration, et donc comme capable de vérité. Mais cest dune vérité dont il revient au même de dire quelle est la sienne propre (javais pris comme exemple la philosophie kantienne de lhistoire) et de dire quelle est celle de lévénement (javais cité la Révolution), de sorte quà limpossibilité radicale dêtre soi-même (lélu est toujours un autre, or exister en première personne, cest lêtre lélu de lexistence) correspond la nécessité de reconnaître toute lévénementialité de lévénement, autrement dit son statut de sujet.
Aujourdhui, je voudrais donc insister sur lidée quil y a des sujets réels dont ladvenue, identique à la présence dès lors quon parle bien de sujets, sentende aussi bien comme événementialité.
Le sujet comme tel nest jamais subjectif
Lidée de sujet réel pourra étonner, tant nous sommes habitués à considérer comme allant de soi quun sujet soit subjectif. Il est pourtant facile de démontrer quil nen est rien, à commencer par les sujets subjectifs qui ne sont dabord sujets quà ne pas être subjectifs. Quon reproche à quelquun des défauts comme la lâcheté, légoïsme, la paresse et, sil est avéré quils constituent le sens de certaines de ses conduites, il devra bien reconnaître la légitimité non pas seulement de lindication mais du reproche. Quil argue en effet de son indubitable souhait dêtre différent, aussi honnête que soit son admiration pour ceux qui ont les qualités contraires et aussi sincère que soit son désir de leur ressembler (ici : que ne donnerait-il pas pour, dun coup de baguette magique, se retrouver courageux, généreux et travailleur !), il saura quon a raison de lui reprocher ses défauts, et quune éventuelle punition correspondant à leur mise en uvre (par exemple le conseil de guerre avec ce quil peut entraîner pour le soldat qui sest conduit lâchement devant lennemi) sera légitime. On na jamais choisi davoir ses défauts (à choisir, on se serait attribué toutes les perfections !), et lidée même quon puisse les avoir choisis est absurde ; mais la légitimité des reproches quon adresse montre quon a décidé de les avoir, quon en est responsable et donc coupable. Il est impossible au soldat lâche dêtre courageux et il envie la bravoure de ses camarades, mais il est coupable non seulement de sa désertion, par exemple, mais surtout de la lâcheté dont celle-ci est la manifestation. Pourquoi ? Eh bien parce quil appartient au sujet dêtre dabord sujet du fait dêtre sujet, et donc aussi de la manière de lêtre. Cest lantériorité de la responsabilité à elle-même : il ny a de responsabilité quà ce quon soit dabord responsable du fait même dêtre responsable. Tout cela, nous lavons vu depuis longtemps. Je sais donc que je suis sujet dune décision dont il va de soi que je ne lai jamais subjectivement prise, et dont je nai même jamais pris conscience jusquà un certain jour où lépreuve a révélé ce quil en était vraiment de moi, ce quil en était donc de moi comme sujet dune décision non subjective. Et lobjet de cette décision non subjective, cest soi comme sujet. A reconnaître ainsi que jétais dabord sujet du fait même dêtre sujet, japerçois que la " subjectité " nest pas un état qui me rangerait dans une catégorie (parmi les étants, il y aurait dune part les sujets comme moi et les autres personnes, et dautre part les objets comme ce crayon ou ce presse-papier) mais cest déjà une décision dont, pour la prendre, il fallait bien que dès lors sans moi, en ma propre absence, je sois déjà sujet. Kant a fortement souligné quon nest jamais le sujet que dune subjectité phénoménale, et quen ce sens on est impossiblement sujet : on nest sujet que sans soi.
Il ny a donc rien de surprenant à ce quon disjoigne les idées de sujet et de subjectivité à propos même des sujets subjectifs : la subjectité nimplique en rien la subjectivité.
Mais cest autre chose que dadmettre à propos de choses quelles puissent être sujets ! Car si la " subjectité " (lêtre-sujet) nest pas une catégorie, il semble difficile de penser le fait dêtre sujet cest-à-dire pour nous la responsabilité autrement quà partir dune opposition qui reste quand même catégorielle (ou métacatégorielle, ce qui revient au même), celle que nous faisons entre les choses et les êtres. Jai moi-même rappelé à plusieurs reprises que par " sujet ", on devait entendre " un vivant marqué par le vrai comme vrai " (définition qui na de sens quà rappeler quil y a aussi du vrai dans la nature). Et certes, si la marque institue la subjectité, elle ne le fait quà concerner un vivant qui, par là même, se sépare de sa propre vie et, dirons-nous, se met à exister la question de sa vérité personnelle étant alors celle du rapport (métaphorique) entre la vie et lexistence. Bref, on ne voit pas comment la subjectité, justement de procéder de lautorité du vrai comme mise à distance de la vie, pourrait concerner des choses.
Sen tenir à pareille argumentation constituerait une pétition de principe : partir de la réflexion que nous avons faite sur des sujets personnels que nous avons essayé de penser comme tels en théorisant la métaphore de lexistence par la vie (" Ma vie nest pas une existence " dit celui qui trouve que la vie quil mène nest pas vraiment la sienne) ne permet pas de répondre à la question de sujets dont, faute de considérer quils vivent, on ne pourrait admettre quà cet encontre ils " existent ". Si lon veut être rigoureux, il faut sen tenir à ce que comprend strictement lidée de sujet : lidée de responsabilité redoublée, au sens où lon nest sujet quà dabord assumer la responsabilité de lêtre.
Des sujets réels
Or quil y ait des sujets qui soient en même temps réels et faits de ce redoublement éthique (contrairement à la morale forcément réflexive, léthique est hors subjectivité), cest ce que montrent des exemples de réalités dont on peut facilement indiquer quelles sentendent de ce redoublement de responsabilité, et par conséquent de lalternative de responsabilité et de désinvolture qui lui est originel. Car enfin, et même à se limiter au cas des sujets personnels, on peut considérer quil va de soi quon est sujet, ou au contraire en faire son problème et son déchirement. La notion de sujet est toujours dabord celle de lalternative éthique (et non pas morale, la morale étant paradoxalement une sorte de désinvolture) de la responsabilité et de la désinvolture (être sujet).
Prenons la France pour premier exemple. Quelle soit sujet, nous lentendons souvent : " la France considère que " est une formule utilisée par des dirigeants soucieux de ne pas parler en leur nom propre quand ils prennent des décisions (lesquelles sont donc en réalité des choix politiques et / ou idéologiques, puisquil ny a de décision quà ce que lénonciation garantisse lénoncé). Ils indiquent bien là que le pays est sujet et quils en sont les serviteurs, nayant en quelque sorte la signature que par délégation. Et certes, au-delà de lindéfini renouvellement des équipes dirigeantes, on peut reprocher à la France davoir fait ceci ou de navoir pas fait cela, et suivre sa politique sur la longue durée. Sujet, donc. Mais je viens de dire quil appartenait au sujet dêtre pris dans une alternative toujours préalable puisquelle concerne le fait même dêtre sujet, dont les termes sont la désinvolture et la responsabilité. On ne voit pas comment on pourrait dire cela dun " sujet " comme la France !
Non seulement on le peut, mais on le doit. Lalternative de la désinvolture et de la responsabilité, à propos dun pays, est présente à lesprit de tout le monde, surtout quand on sattache à la dénier comme telle : on la figure habituellement par le couple " société " et " nation ".
Que la France se considère elle-même comme une société, et elle atteste que peu lui chaut dêtre la France : foin de ce nationalisme qui prétend nous enseigner quil ne revient pas au même dêtre né ici ou ailleurs ! Quand la France se moque complètement de lalternative dêtre la France ou nimporte quoi dautre (il ny a que le " monde ", la fraternité universelle, la culture internationale), alors elle se pense elle-même comme une société. Mais il arrive parfois que la France soit autre chose que sa propre désinvolture bien intentionnée (extrêmement bien intentionnée !). Quand elle assume sa propre responsabilité dêtre la France et non pas nimporte quel pays développé et ouvert comme tous ont vocation à lêtre, alors elle nest plus une société mais une nation. Et cela ne renvoie pas du tout aux mêmes choses : des irrécusables sociaux nont aucune importance pour la nation et inversement. ON peut traduire lopposition en disant quen certaines choses il sagit vraiment de la France, et quen certaines autres choses il sagit réellement de la France.
Mon exemple nest pas neutre, sagissant de la pensée de lévénement. Quest-ce que lappel du 18 juin, en effet, sinon la parole de quelquun qui a avéré de sa propre autorité que la vraie France nétait pas la France réelle ? Et je le demande : est-ce que cet appel nest pas un paradigme de vérité ? On voit bien que celui qui en restait à la réalité des choses (" que voulez-vous, les Allemands sont les plus forts ") nétait pas du tout le même que celui qui tenait compte de la vérité des choses (ce qui suppose la considération de la réalité, mais sa distinction davec la vérité). Cela signifie que dans le discours du premier la France était désinvolte envers le fait dêtre la France (que le plus faible soit vaincu par le plus fort, cest une nécessité universelle), alors que dans le discours du second elle assumait la responsabilité dêtre la France : dans le premier cas, cétait son évidence (il y a la réalité) ; dans le second cétait sa déchirure (la vérité en distinction et surtout pas en négation de la réalité).
Il y a là un exemple de sujet parce que ce sujet est fait de lalternative de la désinvolture et de la responsabilité quant au fait dêtre sujet (ici : le couple société / nation). La France comme sujet responsable fait événement. Par exemple au moment du 18 juin, dans son advenir gaullien à elle-même.
Je prends un autre exemple, à mon avis décisif pour faire entendre quil y ait du vrai naturel je veux dire la nature elle-même. Par opposition à l " environnement " qui nexiste que par et pour nous, la nature est sujet et, daprès ce que je viens de dire, elle lest dans lalternative de la responsabilité et de la désinvolture. On pourra sétonner dun tel jugement, puisque la nature se ramène à la nécessité aveugle et à linertie stupide de procès qui ne sont précisément naturels quà être sans sujets. Certes, mais je parle de la nature elle-même.
Déjà au niveau du principe, il est évident que la nature est faite de sa propre antériorité. Car si la nature comprend lensemble des faits (lequel ensemble est lunivers, et pas la nature ni moins encore le monde, comme le croyait Wittgenstein), elle constitue elle-même un fait de second degré : cest un fait quil y a la nature, assurément. Alors je demande : ce fait irrécusable, quel est son statut ? Réponse : déjà la nature ! Car il est naturel que la nature en général existe (ou surnaturel, ou transcendantalement humain, mais cela revient exactement au même, ne décalant le problème que dun degré de réflexion). Si donc on admet ce truisme que le fait quil y ait la nature relève lui-même de la nature, on a admis quil appartenait à la nature davoir depuis toujours décidé delle-même (éventuellement en produisant lhumanité comme condition de la problématicité de lexistence naturelle). Bref, elle est sujet, et celui qui le conteste ne voit pas quil confond subjectité et subjectivité. (Doù lidée que la nature a des droits imprescriptibles, qui nont absolument rien à voir avec nos petits problèmes nombrilistes d " environnement ". )
Maintenant, ce sujet quest la nature, est-ce que son irrécusable décision de soi peut être pensée en termes de désinvolture ou de responsabilité ? Si nous parlons de désinvolture ou de responsabilité de la nature, il est bien évident que cest à propos delle-même comme nature et non pas à propos de ce qui nous convient et de ce qui ne nous convient pas, ni à propos du bien et du mal dont les notions sont morales cest-à-dire réflexives. Cest donc seulement en représentation que nous pouvons imaginer la nature responsable du cancer ou des merveilleuses irisations de certains coquillages, mais il va de soi quun tel jugement na aucune portée concernant son objet : il atteste seulement que nous ne pouvons éviter de moraliser les notions de désinvolture et de responsabilité, quand nous nous représentons un sujet que lon puisse dire responsable ou désinvolte. Or il ne sagit pas du tout de cela, mais de savoir ce quil en est de ce sujet non subjectif (non humain, non conscient) que nous devons nécessairement reconnaître dans une antériorité conditionnante à soi-même qui est toujours celle dune décision.
Eh bien, je pense quon peut maintenir cette alternative, et que lordre de ce maintien est tout simplement la science. Quest-ce que nous enseignent les savants, en effet ? Toujours la même chose : que la nature est sa propre alternative de désinvolture et de responsabilité !
Prenons nimporte quel moment de lhistoire des sciences. Si nous partons de lopposition du mathématique supralunaire et de lempirique sublunaire, nous devons bien admettre quelle décrit une désinvolture dont Galilée va nous montrer quelle est en réalité une reprise de responsabilité : cest du même ordre que le supralunaire, sauf que ça ne se voit pas, quest fait le sublunaire, de sorte quon ne peut pas dire que la nature se néglige elle-même comme mathématique une fois dépassée une certaine limite.
Si nous partons de la physique newtonienne, on peut considérer quà un certain moment on a à peu près tout compris et que la science ne se poursuivra plus que sur des points de détails. La nature ne soccupe pas delle-même, en somme, et cest ce que dit le savant à la fin du dix-neuvième siècle considérant que la physique est pour lessentiel achevée. Or que fait Einstein, sinon avérer des nécessités sidérantes où la nature décide delle, contre tout ce que nous avions reconnu comme allant (désinvoltement donc) de soi ? Est-ce que les paradoxes de la relativité nattestent pas de la manière dont il appartient à la nature physique de décider de ce que cest que la nature physique et, par là, de la nature en général ?
Et on peut dire cela de nimporte quelle découverte scientifique, si petite soit-elle : à chaque fois y surgira lévénement que la nature est delle-même, cest-à-dire sa responsabilité comme sujet de soi. Chaque fois quon sen tient au savoir avéré, on atteste de la désinvolture de la nature relativement à elle-même qui se contente en quelque sorte dêtre encore ce quelle était déjà.
Enfin, et pour aller jusquà lhypothèse dune nature idéale, on fera remarquer quun simple coup dil sur les curiosités de la topologie (ne serait-ce quà suivre du doigt la surface dune bande de Moebius), fait reconnaître que lespace, si évident et rassurant dans les proximités et les éloignements quil suscite dans notre quotidienneté, est en réalité absolument fou ! A la jonction de la géométrie et de la physique, lassujettissement du réel le plus évident aux aberrations que les savants nous font apercevoir (un espace à 11 dimensions, par exemple !) montre que cest depuis une folie cachée que lespace peut ensuite donner lieu à lillusion de sa simplicité euclidienne (laquelle était de toujours manière déjà la découverte dune folie) Bref, cest le même dêtre un savant qui fait des découvertes et davérer la responsabilité de la nature relativement à elle-même, comme cest le même den rester au savoir acquis et davérer sa désinvolture. Ne peut-on pas reconnaître là, dune manière certes formelle, lévénementialité de la nature et son assomption dans des disciplines (par exemple la physique, la topologie) que dès lors on dira élues ? Ce qui est bien avérer le statut de sujet dont la nature, de nêtre naturée quà être naturante quant à la naturalité elle-même, est forcément toujours déjà limposition au sens où, comme on dit, elle " en impose ".
Et celui à qui la nature en impose, celui qui reconnaît laberration et donc la division quelle est depuis toujours delle-même, il travaille dans laberration dun concept de la nature. Au contraire ceux qui ont la désinvolture de ne pas dépasser la désinvolture de soi propre aussi à la nature sinstallent dans un concept admis de la nature. En rappelant ainsi, dune manière positive et négative, lidentité de lévénement et de la responsabilité appropriante, je rappelle que si tout le monde participe au mystère, nul dentre nous ne peut par rapport à lui-même considérer que lénigme ne linterpelle pas. Par son aberration et surtout pas par son intelligibilité qui est au contraire son effacement, lévénement met chacun au pied de son propre mur cest-à-dire sur le chemin de sa propre vérité. Il ny a personne dont la vie ne soit pas faite de ces chemins. A nous davoir décidé quils mènent vers le radical de notre étrangeté, ou quils ne mènent nulle part en revenant sur les compréhensions dont nous sommes capables.
Je vous remercie de votre attention.
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