Cours du 21 mai 04

 

Enigme et mystère : qu'est-ce qu'un événement ? (3)

L’événement se définit comme occurrence charismatique, et toute la difficulté de sa notion est de résoudre l’oxymore que cette formule paraît constituer. Le charisme, c’est ce qu’on reconnaît à quelqu’un qui s’impose, qui fait autorité, qui renvoie à rien la parole des autres quand bien même la sienne propre serait impossible à déterminer réflexivement (comme dans l’exemple emprunté à Thomas Mann). Pas de différence entre reconnaître un événement et reconnaître qu’il s’impose, qu’il en impose, qu’il fait taire, qu’il décide – et d’abord de lui-même, à l’encontre du savoir dont par après on pourra dire qu’il aurait dû relever (il est toujours facile a posteriori de découvrir les signes et les indices qu’on aurait dû prendre en compte). C’est cette décision d’auto-institution de soi comme sujet, si l’on désigne par ce terme ce qui interdit que compte le savoir le concernant, qu’il faut penser : elle est son mystère, un mystère qui consiste donc à exister à titre d’énigme . Et donc aussi à titre de distinction d’un sujet, puisqu’il appartient originellement à l’énigme qu’elle élise un sujet à l’encontre de la multiplicité de ses semblables et par là le distingue de lui-même. Penser l’événement, c’est par conséquent penser la vérité que cet élu aura produite d’autorité, une vérité qui sera donc indistinctement la sienne propre et celle de l’événement duquel il se sera reçu lui-même.

 

L’événement l’est d’être indistinctement sujet d’une interprétation et d’une énigme.

Il n’y a d’événement qu’à ce qu’il soit en même temps l’émergence inouïe de son propre sens. Une occurrence qui ne serait production d’aucun sens ne pourrait pas être reconnue comme un événement, parce que l’énigme manquerait alors, elle qui est toujours un sens qui s’impose à l’encontre de toute compréhension qui pourrait la réduire. De ce point de vue il serait impossible de considérer qu’il y a des événements naturels, si la notion de nature, telle qu’elle est impliquée dans cette hypothèse, n’était une simple absurdité (l’idée d’un en soi dont personne ne saurait rien et en quoi il est par conséquent impossible de distinguer un avant et un après), c’est-à-dire si tout ce qui est n’avait depuis toujours à être repris comme étant par un existant – lequel s’entend d’abord d’assumer que soit ce qui est (raison pour laquelle la responsabilité n’est pas d’abord une structure morale mais un existential). C’est que tout événement, qu’il soit naturel comme un tremblement de terre ou historique comme une révolution, fait sens – comme on le voit du " désastre de Lisbonne " ou de la Révolution française – et qu’il est impossible que rien n’arrive qui ne soit déjà en train de faire sens, bien sûr à l’échelle de sa considération (des conflagrations de galaxies ou la mort d’une phalène, l’écroulement d’une civilisation ou la naissance d’un enfant). L’événement, c’est un fait qui est sujet ; et cela signifie qu’il ne reçoit pas son sens du monde où il s’inscrit, comme il appartient au tout venant des faits, mais au contraire qu’il institue de lui-même un monde dès lors nouveau.

Dire qu’il est sujet, c’est dire qu’il fait sens et qu’il est par là même est déjà en train de produire de l’interprétation pour tout ce qu’il n’est pas c’est-à-dire pour l’horizon de la compréhension dont il aura rétrospectivement été l’institution. Est-ce que le désastre de Lisbonne n’est pas un moment de récusation de la Providence divine et de l’hypothèse d’un ordre du monde (ce qu’on pourrait rapprocher, à notre époque, l’incroyable foutoir cosmique dont le télescope Hubble nous donne chaque jour les images), et est-ce que cette récusation ne vaut pas pour… toute la nature et aussi pour l’humanité qui en dépend et en fait partie ? De même l’événementialité révolutionnaire à partir de 1789, comme immanence d’une constitution progressive d’exigence de droit dans le fatras des volontés individuelles et le hasard des violences, ne doit-elle pas s’entendre comme originaire pour… toute l’histoire, et donc aussi pour la nature dont celle-ci est alors l’accomplissement des fins ? En quoi j’ai cité Voltaire et Kant.

Impossible en ces sens exemplaires de dénier à l’événement le statut d’advenir dans son propre devenir comme le sujet d’une herméneutique qui vaille finalement pour tout, non pas au sens où elle serait une totalisation métaphysique mais au sens où elle décide de la vérité dont, par principe, tout ce qui sera (légitimement) reconnu être aura dû par là même déjà relever. Dire que l’événement marque l’existant, et dire que celui-ci assume ce qui est comme étant, c’est mentionner dans cette assomption une vérité – celle de la marque, par conséquent – dont tout ce qui est assumé comme étant aura par avance à relever, puisque justement c’est d’un sujet marqué, et par la marque qui l’aura donné à lui-même à l’encontre de sa propre semblance, que cette assomption sera le fait. En quoi nous reconnaissons comme inhérente à l’événementialité même de l’événement qu’il soit avéré comme tel dans une pensée qui, comme toute pensée, soit advenue de vérité à partir d’une réalité dont elle aura retourné l’insignifiance originelle en s’imposant contre la compréhension qui la récusait et dont la réflexion sur l’événement signale avant tout la rupture (tout événement récuse un monde, en avère la fin).

Ce retournement va faire d’un tremblement de terre ou d’une révolution le sujet non pas d’une aperception nouvelle de la nature ou de l’histoire, mais le sujet de la vérité de cette aperception assumante et appropriante. Est-ce que, par exemple, la Révolution française comme émergence de l’exigence de droit n’est pas déjà une appropriation kantienne ? Que l’événement soit forcément une appropriation, c’est ce qui tient à son statut originellement énigmatique et à l’impossibilité que l’énigme ne soit pas une distinction, à travers l’indéfinie médiocrité des semblables (et d’abord de celui que chacun est pour lui-même), d’un sujet qui compte, qui ne diffère en rien des autres mais dont pourtant chacun reconnaîtra qu’il est l’élu –celui qui est évidemment la première personne (par exemple Napoléon à la tête de son armée), quand toutes les autres ne sont que des autres – y compris le sujet propre qui aurait été cette première personne s’il n’avait originellement décidé d’être n’importe qui en s’autorisant de son savoir ou de sa place et (donc) en faisant ce que la situation demandait qu’il fît.

L’événementialité même de l’événement, dès lors qu’on le pense comme advenue à soi d’une intelligibilité constituée dans sa propre immanence, est la nécessité qui en résulte non pas en termes de savoir mais en termes de vérité. Disons-le autrement : la constitution de l’événement réside dans l’avènement progressif – avènement qui est l’événementialité même – de sa valeur transcendantale, si l’on entend par ce terme de décider d’avance de la vérité de ce qui en relèvera ensuite (les objets) et par conséquent de décide de la légitimité des reconnaissances d’être (les aperceptions). Ce qui ne veut surtout pas dire que l’événement est un sujet transcendantal au sens d’un sujet constituant et donc dépossesseur de vérité (au contraire : ma thèse est de dire que l’événement donne de la vérité), mais qu’il a pour nature de se produire comme une certaine mise en place d’un transcendantal dont il s’avère le sujet (il n’est donc pas sujet transcendantal, mais sujet du transcendantal), n’étant événement que de cette production et non pas de ce statut. C’est la production de soi comme sujet dont les reconnaissances avèreront ultérieurement qu’elles relèvent, qui fait l’événement, et non pas le fait d’être un sujet, qui ne ferait que le ranger sous la catégorie commune des sujets. Or, justement, l’événementialité n’est pas une catégorie – comme si l’on pouvait classer les occurrences en mettant d’un côté celles qui seraient des événements et de l’autre celles qui ne le seraient pas.

Pourquoi ? La réponse est simple : parce que la question de l’événement n’est pas celle d’une différence mais d’une distinction. Un événement n’a rien de plus ou de moins qu’une occurrence quelconque qui, étant réelle, est forcément elle aussi plus ou moins importante. Mais ce n’est pas son importance qui fait l’événement, c’est qu’il compte, autrement dit qu’il fasse autorité. Et comme il n’y a d’autorité que depuis l’impossibilité originelle d’être soi (le propre d’un événement est qu’il n’ait jamais eu lieu : à la lettre, personne n’y a jamais assisté), il est évident que l’événementialité ne constitue pas une qualité dont certaines occurrences seraient mystérieusement pourvues et les autres privées. Si l’on donnait à ce terme un sens catégoriel, on ne pourrait lui reconnaître aucune autorité : il serait compté comme sujet (il relèverait de la catégorie des sujets, comme d’autres entités relèvent de celle des objets), alors que c’est au contraire de compter qu’il est un événement et non pas une simple occurrence, même subjectale. En quoi je rappelle que l’événement n’est tel que par son effet de vérité – ce qui est tout autre chose que d’exister par ses conséquences, lesquelles relèvent évidemment du savoir.

Ce qu’on arrive à penser, ce n’est jamais un événement. Un tremblement de terre n’en serait donc pas un ? Pas pour les géologues, en tout cas, qui connaissent les tensions dont l’écorce de la planète est le siège et qui savent que la résistance des matériaux implique nécessairement qu’il y ait des ruptures. Si c’est un événement, ce n’est donc absolument pas en se plaçant du point de vue de son intelligence qu’on peut le reconnaître comme tel : c’est pour les gens qui n’y comprennent rien, qui voient leur maison s’écrouler, qui entendent les hurlements de leurs proches ensevelis sous ce qui était depuis toujours le lieu de leur vie et de leur sécurité, que c’en est un ! Eux, ils ne s’en remettront pas (ou s’ils s’en remettent, ils ne l’auront pas vécu comme un événement mais comme une péripétie), et à partir de cette impossibilité ils seront affectés de leur propre impossibilité. Cette affectation, cela porte un nom que tout le monde connaît et qui dit l’autorité : c’est la marque. Il n’y a d’événement qu’à ce qu’il fasse autorité, ce qui est bien autre chose que produire des effets.

 

L’autorité de l’événement

Il n’y a d’événement qu’à ce qu’un sens y naisse progressivement, grossisse de lui-même et intègre ses conditions pour en faire ses propres aspects de plus en plus évidents. Aucun sujet humain ne peut constituer un événement, qui naît toujours de sa propre immanence parce que cette naissance de soi est proprement son mystère – celui dont répondra ensuite un sujet élu par l’énigme que cela constituera pour la réflexion. Mystère fort peu mystérieux, qui n’est pas celui d’une causalité magique et incompréhensible mais celui de l’engendrement progressif du sens par lui-même. Pour qu’on puisse parler de vérité, il faut reconnaître que cet engendrement ne relève pas d’une causalité " gestaltiste ", bien qu’il le fasse par ailleurs, puisqu’il est impossible de penser une incidence radicale sans y reconnaître en même temps l’émergence d’un effet de structure. Et certes, il y a des occurrences qui sont si importantes que les champs où elles apparaissent se trouvent en quelque sorte reconfigurés, donnant lieu à des effets de sens et donc de subjectivité qui, sans cela, eussent été non seulement impossibles mais impensables. On peut dire qu’un événement fonctionne ainsi. Mais ces trivialités n’avancent à rien, puisqu’elles laissent de côté l’essentiel qui est la question de l’autorité. Un événement ne fait pas seulement sens, il fait autorité en ceci que par lui se décide ce qu’il en sera de la légitimité ou de l’illégitimité, de la possibilité ou de l’impossibilité des reconnaissances et des décisions. On dira que cela revient au même, en fait. Je l’accorde : l’événement a cette réalité dont les effets de légitimité et de légitimation sont encore un aspect. Il arrive par exemple un moment du processus révolutionnaire, si on continue d’adopter l’idée qu’il cristallise l’apparition de droits propres, où accepter un ordre royal devient tout simplement impossible, aussi impossible que de souscrire à l’idée que deux plus deux fassent cinq. Mais justement parce qu’il appartient à de tels effets de témoigner de la vérité comme vérité et pas simplement d’un ordre de choses qu’on dirait nouveau, autrement dit parce qu’il lui appartient de produire cet effet de lecture rétrospectif de ses propres conditions qui le rend en même temps autonome et impossible, alors il faut lui reconnaître une autorité qu’on pensera en refusant de distinguer son procès de celui de la création d’une œuvre, puisqu’il n’y a d’événement que par la force des choses (dont les volontés relèvent aussi) et qu’on ne crée qu’à suivre les injonctions du matériau (et qu’à suivre les injonctions nées du suivi des premières injonctions). L’œuvre se fait entre les mains du sculpteur ou sous le pinceau du peintre, et c’est son génie que de suivre cette autorité, que de l’autoriser comme autorité (en quoi il en est bien l’auteur). L’œuvre est une production distinguée, comme l’événement une occurrence distinguée, à ceci près que l’auteur suit l’événement quand il précède l’œuvre.

L’autorité de l’événement est la même que celle de l’œuvre, à cause de sa contingence et donc aussi de sa matérialité. Là où il n’y a pas de contingence mais le développement d’un concept auquel la réalité des choses est toujours déjà soumise rien n’arrive jamais. Pour qu’on parler d’un événement, il faut qu’il ait été sans sujet non pas surtout au sens où il aurait dû être purement naturel (l’idée d’une telle exclusivité est une contradiction dans les termes) mais au sens où l’intervention des sujets n’est qu’un moment de l’événement lui-même, exactement comme les veines du marbre sont autant de moments qui peuvent imposer au ciseau telle orientation particulière et par conséquent aussi à la statue, dont dès lors le marbre seul (et non pas le sculpteur – en quoi il sera vraiment sculpteur) aura été le sujet. C’est l’histoire qui est le sujet de l’événement, et c’est d’avoir l’histoire pour sujet et non pas une volonté particulière, exactement comme le sujet de la statut est le marbre et non pas l’individu qui tient le ciseau, qu’il est un événement. Mais bien entendu, on peut parler d’événements non historiques au sens où une révolution l’est : la mort de la phalène en est un, si la romancière a su répondre à ce que cette mort lui avait dit (en quoi, je le rappelle, le génie est toujours secondarité).

Dire que l’événement est une occurrence distinguée, ce n’est pas se défausser de la question en renvoyant responsabilité de la distinction sur un sujet humain qui, par on ne sait quelle capacité magique – puisque justement rien ne serait marquant par lui-même – aurait isolé une occurrence de l’insignifiance générale de tout et, on ne sait pourquoi, lui aurait attribué une nature d’événement. Si l’on veut parler de la réalité en soi, en oubliant pour un instant l’absurdité de cette expression, il est bien évident que rien ne fait jamais événement : pour Dieu ou pour l’UN, tout se ramène toujours à l’indifférenciation du cours anonyme et insignifiant de choses, que d’ailleurs on ne peut même pas isoler comme telles. Pour qu’il y ait événement, il faut qu’une certaine occurrence ait été remarquée – c’est-à-dire marquée par un sujet comme déjà marquée en elle-même (ce que nous comprenons par " re-marquer "), autrement dit qu’elle ait donné lieu à de l’autorité, ainsi qu’il appartient à toute autorité de le faire. Bref, on ne peut considérer une occurrence comme remarquable qu’à la condition d’en avoir déjà été marqué et de faire de la " re-marque " en question la réponse toujours déjà suscitée par ce marquage premier. S’il y a de la vérité, alors elle a le vrai (et non pas l’être humain) comme sujet, le propre de ce sujet étant alors de marquer c’est-à-dire de rendre capable de vérité. Et le vrai, ici, c’est l’événement : l’occurrence qui marque, en tant qu’elle marque.

Marquer, cela signifie : rendre capable de vérité. C’est du don de cette capacité que l’événement tient son essence. Mon idée est donc de penser l’événement selon cette nécessité : c’est une occurrence tout entière définie par cela qu’elle rend un certain sujet capable de vérité, d’une vérité dont il n’y ait plus à savoir si elle est la sienne propre puisqu’elle est la manière dont il assume son interpellation en sujet, ou si elle est celle de l’événement, sujet réel de ladite interpellation. Dire la vérité de l’événement ou dire ce qu’il en est vraiment du sujet qui ne recule pas devant l’énigme que l’événement constitue, c’est la même chose. L’essence de l’événement, occurrence distinguée, réside dans cette indistinction.

Quand on la considère du point de vue de celui qui ne recule pas devant l'énigme et qui par là même s’avère comme cet élu qu’il était depuis toujours c’est-à-dire depuis la promesse de vérité que chacun a toujours été pour soi, cette indistinction est une assomption, c’est-à-dire une prise de responsabilité. Et certes, on ne peut prendre en responsabilité quelque chose (par exemple la Révolution française pour Kant) qu’à être déjà responsable de ce qui aura suscité la responsabilité, puisqu’y répondre consiste à la reprendre. D’où cette idée que je développerai dans les prochaines leçons que l’intelligence de l’événement tient dans cette reprise, qu’on peut aussi appeler " remarque ", au sens où l’événement est une occurrence qui se remarque – puisqu’on n’est responsable de sa propre interpellation en sujet qu’à la marquer, cette interpellation, d’un sceau qui sera le réel de sa vérité. Par exemple, comme cristallisation de la nécessité pour la nature d’utiliser l’histoire pour arriver aux fins que nous lui reconnaissons, on peut dire que la Révolution est de " nature " kantienne.

Alors que le tout venant des sujets n’admet que des occurrences plus ou moins importantes (parfois très importantes), celui qui n’a pas cédé sur la promesse de vérité qu’il est littéralement depuis toujours (Kant, dans cet exemple) avère de l’événement qu’il l’a marqué, et par là le marque. D’où ce paradoxe qu’une assomption de sa propre vérité soit le même, pour un sujet, qu’une vérité qui soit un effet de l’événement, par là même distingué d’une occurrence quelconque dont un savoir possible eût exhaustivement rendu compte. Pour l’événement, c’est pareil, sauf que ça ne compte pas – puisque la marque n’est pas un élément différenciant mais un point de distinction. Parce qu’elle est celle d’un réel de la vérité, la problématique de la marque est l’horizon constitutif de cette question, si l’événement se " remarque " et si l’on n’est soi-même capable de vérité qu’à la condition d’être marqué du plus étranger, qui s’entende par après et malgré soi – ce qui est la pensée dans son inhérence à la vérité – comme le plus propre.

Cela, je ne vois pas comment on peut l’appeler autrement qu’ " assomption appropriante ". C’est par conséquent de l’Ereignis qu’on parlera la semaine prochaine. En quoi je ne m’infligerai certes pas la besogne de rédiger une quelconque étude sur " la notion d’Ereignis chez Heidegger " ( !), ni donc sa lecture à ceux qui veulent bien suivre cet enseignement, mais j’interrogerai l’essence propre de l’événement là où elle se trouve : dans l’impossibilité de jamais distinguer la vérité dont il est la production à titre d’effet de contingence, de la vérité d’un sujet qui, là où il en aura été marqué, n’aura pas cédé sur sa propre et définitive étrangeté à lui-même.

Je vous remercie de votre attention.

 

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