Cours du 14 mai 04

 

Enigme et mystère : qu’est-ce qu’un événement ?

Le nouage de l’énigme et du mystère, quand on le rapporte à un sujet humain, c’est le charisme, par quoi il apparaît comme étant vraiment sujet. L’événement relève de ce charisme, et peut en ce sens être dit sujet : il fait autorité. Car le propre d’un événement est qu’il décide – non pas de certaines choses (qu’on pourrait de toute façon décrire comme de simples conséquences) mais des a priori de compréhension dont, ensuite et sous son autorité, les choses en général et donc aussi lui-même relèveront. C’est ce que je me propose d’examiner, non sans intégrer comme souvent à ma réflexion la réponse aux critiques qu’on a bien voulu m’adresser sur la notion en cours d’examen. La grande question est donc celle de l’autorité qui fait que l’événement en est un ; demander ce qu’est un événement, c’est demander d’où vient son autorité. Telle est maintenant notre question.

 

L’objection d’un charisme inauthentique

Le charisme peut être parfaitement inauthentique, je l’accorde, mais un charisme inauthentique n’en est pas moins un charisme. C'est ce qu’on voit dans le cas de la production d’autorité par les institutions (un quelconque directeur fait incontestablement autorité auprès de ses subordonnés), ou même comme dans le cas d’apparences individuelles paradoxales (il y a des acteurs de théâtre qui ont des têtes d’empereurs romains, et on pourrait a contrario citer bien des écrivains ou des artistes qu’on aurait pris, à les croiser dans la rue, pour des clercs de notaires). Et puis il y a des événements en quelque sorte préfabriqués, produits à la chaîne dans des officines qui sont spécialisées dans la manipulation des foules à travers l’application de recettes stéréotypées (les plus évidentes sont les production du show-business à destination du public adolescent, mais on peut trouver des exemples plus misérables encore), et dont nous ne pouvons pas, de ce point de vue, dire que ce sont des événements (c’est le quotidien d’une certaine industrie). Il n’empêche que c’est vécu comme tel par les personnes qui sont expressément visées par ces dispositifs, et c’est ce qui compte, même pour nous qui devons reconnaître un effet de marque – et donc paradoxalement de vérité – sur les personnes qui auront admis l’événementialité de ces choses. Pour elles, il y à là un irrécusable, de l’autorité et même de la vérité. Et il nous faut reconnaître que l’inauthenticité d’une chose, voire d’une prétention à la vérité quand elle est admise comme telle, ne contredit pas sa réalité : un individu qui s’impose à tort comme vrai, autrement dit comme faisant autorité, ne s’en impose pas moins réellement, et en ce sens il fait autorité. Une fausse autorité n’en est pas moins une, aux yeux de ceux qui s’en trouve institués comme sujets, même si elle cesse évidemment d’en être une dès lors qu’ils en découvrent l’imposture. Reste à savoir ensuite si ceux qui s’en constituent en sujets s’en constituent vraiment en sujets, et c’est la réponse que je donnerai à l’objection d’un charisme inauthentique, dont on pourrait imaginer que la récusation débouche sur les paresses et les démissions du relativisme habituel : cette autorité produit-elle la vérité du sujet, puisqu’il ne me semble pas possible de nier qu’elle le fasse, comme responsabilité d’être sujet, ou la produit-elle comme désinvolture d’être sujet ? Tel est le critère, quand on parle d’autorité. Cela dit, un faux charisme (selon ce critère où s’applique la simple notion de l’autorité), est un charisme et donc encore un nouage de mystère et d’énigme.

Et puis il y a des autorités qu’on peut dire à la fois réelles et authentiques, mais dont il est impossible à la réflexion de ne pas poser l’illégitimité. Pensons à ce magnifique personnage de Mynheer Peeperkorn, dans la Montagne magique : un individu incapable d’aligner deux phrases, à la pensée pour le moins confuse et embrumée, et qui ne s’en impose pas moins royalement à tout le monde – à commencer par le héros, pourtant bien à même d’estimer la valeur intellectuelle de ses semblables.

Je reprends la question en partant d’un autre point de vue : on pourrait comprendre ces paradoxes du charisme authentique ou inauthentique en repérant qu’ils procèdent de la confusion de l’autorité et du pouvoir, et en découvrant d’une part qu’il y a quand même de l’autorité dans le pouvoir, si absurde ou brutal qu’il soit (et pourquoi la vérité, qui n’a pas à être bonne, devrait-elle par ailleurs être cohérente ou raffinée, dès lors que nous sommes attentifs à ne pas tomber dans la pétition de principe ?) et d’autre part qu’il y a un mystère du pouvoir (il y a un réel irrécusable de la puissance comme telle c’est-à-dire comme rien), dont il appartient énigmatiquement à celui qu’il faut malgré tout dire un élu d’assurer malgré lui (ce qui n’exclut pas qu’il le sache voire qu’il en jouisse) la manifestation.

Tout cela pour dire que la question de l’autorité ne se ramène pas à celle de la réflexion, qu’elle lui est même le plus souvent parfaitement exclusive, et qu’il serait par conséquent illégitime d’objecter à tel ou tel exemple qu’on pourrait prendre son éventuel inauthenticité ou, comme disent les étudiants peu désireux de s’engager sur le chemin de la pensée c’est-à-dire d’eux-mêmes, son caractère " subjectif ". Il est sûr que ce qui constitue un événement pour l’un (par exemple la lettre d’un ami qu’on avait perdu de vue) n’aura rien d’événementiel pour l’autre (oui, les gens se perdent de vue et renouent parfois, tout cela est on ne peut plus banal) mais que cela ne change rien à la notion d’événement, qui se trouve au contraire présupposée et par là même réaffirmée. Comme un charisme qu’on peut juger inauthentique en est un malgré tout, un événement qu’on peut juger insignifiant et donc récuser comme tel, en reste un pour celui dont il aura scindé l’existence. Ce qui vaut pour sa notion vaudra donc pleinement, quoi que par ailleurs nous estimions légitime de penser. Il y a un réel de l’autorité dans le charisme et donc aussi dans l’événement, dont la question qu’il pose est par conséquent celle de l’autorité. Car c’est bien de faire autorité que ce qui arrive, à quelque échelle qu’on le considère et dans quelque contexte que ce soi, est reconnu comme un événement.

 

L’autorité de l’événement : que sa réalité soit son impossibilité

C’est, justement, qu’il ne suffit pas que quelque chose arrive pour faire événement. D’un autre côté on pourrait dire que rien n’est banal en soi et qu’il suffit de changer le grossissement du microscope pour assister à des événements inimaginables (par exemple dans une coulée, il y a bien un moment où tel grain de sable individuel se " décide " à tomber) . Rien de plus exact. Aussi reconnaissons-nous ce paradoxe que l’événement dépend d’une certaine manière de l’observateur mais que d’un autre côté celui-ci n’invente pas ce qu’il observe. S’il n’y avait aucun sujet d’aucune sorte, il n’y aurait pas d’événement (ni de sujet pour constater qu’il n’y en a pas !) et le sujet paraît en ce sens avoir une fonction constituante, mais par ailleurs la notion même de l’événement implique qu’il soit, lui et non pas le sujet qui en prend conscience, constituant. Je répète qu’il est constituant d’un ordre d’intelligibilité dont il aura lui-même à relever, et par conséquent dont le sujet qui le prendra en compte aura lui-même été institué. Bref, l’événement fait d’abord autorité d’imposer sa propre prise en compte, et de l’imposer non pas comme la prise en compte de quelque chose qui arrive mais au contraire comme celle de quelque chose qui est arrivé. Car ce qui arrive, encore une fois, n’arrive qu’à la condition d’avoir imposé la reconnaissance de son arrivée, et alors tout est fait.

Ce qui arrive est donc, à proprement parler, impossible. Rien n’arrive donc jamais ? Difficile question. Car si l’on parle des choses qui arrivent à chaque instant, on nie par là même qu’elles arrive. Par exemple le vent fait bouger les feuilles des arbres en ce moment. Est-ce un événement ? Non : étant donné les différences de température et de pression qu’il y a sur la planète, comment l’atmosphère pourrait-elle être parfaitement inerte ? Pourtant telle feuille que je puis isoler des autres, à un certain moment, s’est mise à bouger. Or cela, c’est un événement – dans le champ qu’une certaine décision d’échelle a expressément circonscrit, et dont on pourrait s’amuser à en construire la configuration de vérité (encore qu’il puisse s’agir d’une pratique littéraire décisive, comme quand Virginia Woolf décrit la phalène s’approchant de la lampe). Mais qui décide de la circonscription du champ de l’observation, sinon le sujet événementiel lui-même (le brusque mouvement de la feuille). Il a fallu obtempérer, et c’est à partir de cette nécessité instauratrice donc toujours déjà passée qu’on peut parler d’événement.

Mystère, on l’accordera : il n’est que son propre passé et c’est comme tel qu’il exige que nous en avérions la présence ! Disons-le autrement : en reconnaissant l’événement, nous disons malgré nous (comme il convient, donc) notre assujettissement. Or assujettir c’est l’autorité même, puisque c'est constituer en sujet ! Et certes, c’est forcément depuis toujours qu’on a été constitué en sujet.

Le mystère de l’événement, c’est qu’il vienne d’avoir lieu et pourtant qu’il soit là depuis toujours. Voilà concrètement en quoi consiste son charisme, puisque ce mystère est aussi celui de notre assujettissement.

L’événement est impossible d’abord en ce sens. Certes, il l’est de récuser le cadre a priori de la possibilité conceptuelle et des schèmes d’anticipation qui constitue le subjectif de nos vies, et il n’y a d’événement qu’à ce qu’il n’ait littéralement pas pu avoir lieu. Il a eu lieu pourtant, et c’est ce pourtant qui en constitue la réalité propre. Mais cette acception est dérivée de celle que je viens indiquer : l’événement ne peut récuser nos anticipations que parce qu’il n’en relève pas, non pas simplement au sens où il les contredit dans leur détermination, mais au sens où il n’y a d’anticipation que de l’avenir alors que la nature de l’événement est qu’il soit passé. Ce n’est pas du tout une nature magique et incompréhensible : c’est simplement la nécessité pour la constitution subjective, dont il est l’opérateur, de n’être possible qu’à avoir toujours déjà eu lieu.

L’idée de constituer actuellement un sujet, et a fortiori l’idée d’en projeter la constitution, sont absurdes, puisqu’elles supposent avéré ce dont elles sont le projet. On ne peut être sujet qu’à l’être depuis toujours, le même " toujours " chez le vieillard et chez le jeune enfant. Or, est-ce que cette antériorité de l’assujettissement n’est pas celle de l’autorité, puisqu’on ne peut être sujet de soi qu’à reprendre à son compte le principe de son assujettissement  ?

Car enfin, comment l’autorité s’imposerait-elle, sinon en valant à titre d’origine, c’est-à-dire de décision quant à la nature de la vérité et donc de sa compréhension ? L’idée d’une autorité présente n’a aucun sens, quand bien même on se réfèrerait à l’autorité d’une arme menaçante, puisqu’elle ne fait que rappeler qu’il appartient depuis toujours au vivant d’être en danger de mort, et au vivant conscient de la craindre.

Dire que l’événement a toujours déjà eu lieu, qu’il est donc fait de sa propre impossibilité à sa propre présence, ou dire qu’il fait autorité, c’est la même chose. Jamais personne n’assiste à un événement parce qu’il n’y aurait littéralement rien à reconnaître, et que quand il y a quelque chose à reconnaître tout a déjà eu lieu. C’est pourquoi aussi l’événement est une épreuve, la reconnaissance d’une impossibilité originelle de soi à partir de quoi désormais il va falloir vivre : ceux qui y ont assisté n’y assistaient pas !! Il n’y a aucun doute : ils viennent du mystère, dont l’impossibilité qu’ils en témoignent est une attestation supplémentaire.

 

L’autorité de l’événement et la question de la parole

Admettons qu’on puisse identifier abstraitement et réflexivement un événement (qui n’en serait donc pas un) à un " état de fait ", et l’on aperçoit aussitôt que, même comme tel, c’est-à-dire au comble de la neutralité et de l’insignifiance, il faut encore que celui-ci ait été reconnu et donc d’abord synthétisé comme tel. Certes, la nature du phénomène est qu’il soit producteur de sens : il y a toujours déjà du sens dans les choses, nous sommes littéralement faits de ce sens " naturel ", et c’est seulement l’inévitable abstraction réflexive qui peut concevoir la fiction d’une constitution transcendantale. Mais cette vérité phénoménologique ne contredit pas la nécessité pour le savoir, avéré ou en train de se constituer, d’opérer subjectivement des synthèses, comme quand le médecin rassemble des symptômes dont certains fussent restés inaperçus du patient lui-même pour dresser le tableau clinique de la maladie, et pour la reconnaître, elle, dans son apparaître spécifique.

Il n’y a pas d’événement sans une telle production subjective. L’événementialité et de ce qui arrive et l’inouï de cette production, je dis que c’est la même chose et toute la question est bien sûr de penser cette identité, qui est l’autorité de l’événement comme tel. Mon idée est en effet que cette autorité ne peut pas être séparée de l’assujettissement d’un certain locuteur, qui doit advenir comme locuteur depuis cet assujettissement lui-même – et donc forcément comme locuteur inouï. Si ce que dit le témoin de l’événement est compréhensible dans le lexique de tout le monde, alors cela signifie qu’il n’y a pas eu d’événement du tout, même pas pour celui qui parle.

Je le dis encore autrement : il appartient à l’événement qu’il donne à lui-même un locuteur inouï comme tel. La réception poétique de soi, voilà l’envers de l’événement dès lors qu’on ne le rabat pas sur un état de fait neutre et insignifiant. Mais bien sûr, on ne peut penser ainsi l’autorité qui fait l’événement qu’à reconnaître dans cette donation ce que nous avons compris originellement quand nous avons reconnu l’événement comme fait de son propre charisme, à savoir que tout événement était en même temps l’élection d’un certain élu.

Que l’inouï s’entende d’être ouï par l’élu, j’ai expliqué que c’était le trait essentiel de l’énigme, dont il est dès lors certain qu’on doit retrouver dans l’événement le premier trait…

Non seulement il faut qu’une synthèse soit opérée par un certain discours pour qu’on puisse parler d’état de fait, mais encore il faut que le discours en question situe au plan de l’énoncé la synthèse en quoi consiste son énonciation. Or comment s’appelle un énoncé appelle une intelligence qui tienne à son énonciation ? Tout le monde le sait : une énigme. Pour notre part, nous avons simplement accentué cette définition en considérant que l’énonciation qui suffisait à produire le vrai devait tautologiquement être reconnue comme le fait d’un auteur (qu’est-ce que faire autorité, sinon cela ?), c’est-à-dire en pensant l’énigme grâce à la mise en corrélation les " natures " (par exemple que la morale soit de " nature " kantienne, l’inconscient de " nature " freudienne) et du nom " secret " de la signature. Si un événement est un état de faire produit comme " nature " actuelle par la synthèse qui l’énonce, alors on reconnaîtra qu’il est impossible de mentionner un événement sans que cela ne renvoie, certes de manière le plus souvent impensée, à un auteur !

On s’étonnera de cette affirmation : le propre d’un événement n’est-il pas d’être sujet de l’horizon de possibilité dont par après les choses, et aussi lui-même dans la rétrospection, auront à relever ? comment, dans ce cas, serait-il tributaire du discours qu’un auteur tiendrait à son propos, et qui ferait alors de lui un inessentiel, un simple support ou un simple exemple de sa pensée. Dans ce cas, l’événement serait la pensée dudit auteur et non pas l’événement !

On voit bien qu’il y a là une difficulté, car cette formulation contradictoire s’appuie sur la nécessité de reconnaître l’événement comme sujet, et même comme sujet charismatique, et d’autre part sur l’impossibilité qu’il y aurait à conférer un tel statut à un simple état de fait, même dynamiquement reconnu. Assurément. Aussi ne faut-il pas perdre de vue ce que nos premières réflexions sur l’énigme nous ont appris.

L’énigme est évidemment le discours qu’on vient de rappeler, et vaut en ce sens comme le paradigme de tout discours. Seule une vérité dernière, substantielle (et bête !) permettait de poser en ultime instance que ce qui compte, dans le discours, est l’énoncé. Comme il est par définition exclu qu’une telle vérité soit envisageable (qu’elle soit magiquement révélée, et il faudrait encore savoir quoi en penser et surtout quoi en faire), il est exclu que la valeur de ce qui est dit ait, en fin de compte, une autre garantie que sa propre production par un acte que, dès lors, il faut bien dire un acte d’autorité. C’est pourquoi le vrai locuteur est toujours l’auteur, celui dont la parole est inouïe ou, si l’on préfère, dont la parole vaut pour elle-même et suffit donc à garantir son contenu (c’est pourquoi la réfutation des auteurs ne compte pas, alors qu’elle anéantit les savants).

Or cet énoncé fait de sa propre garantie par l’énonciation, il est bien évident qu’on ne saurait lui reconnaître une nature dont un sujet quelconque, le sujet réflexif de la connaissance, puisse impunément s’emparer. Sauf à se payer de mots, il devra bien reconnaître qu’en fin de compte il ne connaît rien, donc qu’il est destitué comme sujet de la connaissance. Qu’est-ce que signifie " freudien ", par exemple ? Si on fait semblant d’ignorer la question, on va répondre en exposant les conceptions de Freud à propos de tel ou tel objet, voire les conceptions de ses successeurs. Mais on tourne en rond, de cette manière, puisqu’on ne fait que parler de la conception de l’objet, et non pas de l’objet lui-même. La question n’était donc pas celle d’un exposé de la doctrine psychanalytique mais celle de dire ce que signifie, par exemple pour ce lapsus que tout le monde vient d’entendre, qu’il soit, lui, de " nature " freudienne. Qu’on refuse de voir une différence entre les deux questions, et l’on aura admis qu’il appartient à l’adjectif tiré du nom propre de n’avoir pas de signification, tout en produisant un effet de réponse.

Qu’un effet irrécusable de réponse ait été produit à l’encontre de toute éventualité de signification, c’est ce qu’on peut nommer la destitution du sujet de la réflexion. Eh bien voilà, déjà dans son sens négatif, en quoi consiste l’autorité de l’événement, et donc l’événement lui-même puisque l’impossibilité qu’on lui reconnaisse une réalité propre oblige à admettre qu’il n’est que sa propre autorité : il se donne comme un, c’est-à-dire dans la forme du concept, et pourtant le sujet dont ce concept est l’acte, autrement dit le sujet quelconque, est destitué comme tel.

On appelle événement l’autorité dont le propre est de récuser le sujet quelconque.

Le sujet singulier est donc à venir. C'est (peut-être) ce que nous verrons la semaine prochaine.

Je vous remercie de votre attention.

 

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