Enigme et mystère (6) : leur nouage dans le charisme de lélu
Lénigme soppose au mystère comme la distinction de la vérité soppose à un statut qui serait simplement commun sil nappartenait au mystère de susciter linitiation, dont le paradoxe est quelle soit une distinction commune. De fait : linitié nest pas nimporte qui mais nimporte qui peut être initié, alors que celui qui se trouve singulièrement interpellé par lénigme reste par là même incompréhensiblement identifié à sa propre contingence. Ce qui est une autre manière de dire que la vérité des mystères est finalement commune parce quil appartient au mystère dopérer une réconciliation du sujet et de la vérité, alors quil appartient à lénigme quelle soit au contraire la récusation de principe dun tel idéal. Il ny a dénigme que dans une étrangeté dont on peut dire quelle prive définitivement le sujet de lui-même parce que cest seulement sans le savoir et donc sans possibilité de sy être reconnu quil se sera trouvé, alors quon trouve téléologiquement sa vraie réalité en approchant du mystère. Ou plus exactement, on se trouve soi-même dans lénigme puisquelle répond à la vérité du sujet, mais pour rien, et sans soi alors que le mystère est la promesse dune retrouvaille où la vérité, sa reconnaissance et son appropriation soient le même. Cest cette conjonction quon désigne en parlant alors du caractère " commun " de ladite vérité bien quil lui appartienne par ailleurs déchapper à la communauté tautologique du monde, puisquil ny a jamais de mystère que dans la nécessité dune initiation et par là même dune rupture avec le caractère commun de la vérité quil engage. (Le commun de la vérité, au sens strict, est lordre mondain, cest-à-dire la compréhensibilité des choses et la communicabilité du savoir.)
Le paradoxe du mystère tient ainsi à cette nécessité quil ait, pour une vérité commune, un sujet distingué ! Il ny a de mystère que contre le monde, donc, et cest de cette exclusivité quon parle en soulignant la nécessité de linitiation et par conséquent de la distinction des sujets ; mais dun autre côté, il sagit que cette distinction, comme telle porteuse de vérité, le soit de cette même vérité commune dont les maîtres se constituent comme tels dassurer la promotion. Le mystère est le même pour tout le monde, et cest le même salut quil promet indifféremment à nimporte qui : celui quon peut transcendantalement désigner en parlant de lidentification de la question du vrai et de la question du bien.
Identification et non pas confusion, toute la différence est là. Car cest le propre du monde dassurer la confusion de ces questions, en tant que le monde est le règne (au sens politique) des maîtres dont la fonction est de dire le vrai en vue du bien ou, si lon préfère, en tant quil est le règne (au sens où lon parle du règne animal ou du règne végétal) des esclaves, tout occupés à représenter quon ait raison de se soumettre et par là de sidentifier (pour lesclave, avoir raison consiste à faire ce que nimporte qui aurait fait dans la même situation : quen ce quon fait, on soit enfin nimporte qui, délivré de la nécessité éthique de sa propre vérité).
La rupture radicale du mystère et du monde, quon peut figurer par lopposition de lorigine et du commencement, tient donc à ce que les questions qui se trouvent confondues dans la figure du maître se trouvent identifiées dans celle de linitié.
La distinction est passée par là, et cest une distinction paradoxale parce quelle est comme telle leffet de lénigme où la question du vrai et la question du bien sont définitivement disjointes, alors que le sens du mystère est la téléologie de leur identification ! Bref, tout mystère a quelque chose dénigmatique dont la nécessité de linitiation rend compte, mais il ne sentend quà ramener le sujet à une vérité qui, contrairement à celle quil tient de lénigme comme étant la sienne propre, est celle de nimporte qui. Autant de mystères, autant dindications dune condition commune. Par exemples celle de lhomme en tant que pécheur, celle de lhomme en tant quêtre naturel, celle de lhomme en tant que mortel, celle de lhomme en tant que producteur de richesses, et ainsi de suite.
Cette contradiction dune distinction qui conditionne laccès à une vérité commune trouve son nouage dans lidée de lélection. Car il appartient bien au mystère de ne pas se dévoiler à nimporte qui et à linitiation de ne pas suffire pour que le dévoilement se produise : on ne saurait daucune manière mériter la vérité et, pour commune quelle soit dans le cas du mystère, il reste en elle cette extériorité aux meilleures raison quon reconnaît toujours dans le caractère plus ou moins ouvertement scandaleux de lélection.
Lélu létait depuis toujours : première approche du charisme
Il appartient à lélu de ne pas être différent de ses semblables, et dabord de ne pas être meilleur queux. " Pourquoi moi ? " est la question dont il fait en permanence le cadre de sa vie. A lélu, il appartiendra toujours de mourir sans avoir compris, et cest en quoi il faut maintenir expressément la coappartenance des notions de lélection et de la vérité : lélu, c'est un vrai ses semblables nétant que des réels. Elire consiste donc, concrètement, à reconnaître la distinction dun sujet à reconnaître quil est donc élu depuis toujours et que cela reste énigmatique quand bien même on se situerait dans la problématique du mystère.
Pas de différence entre reconnaître une énigme et reconnaître quon a été élu. Le caractère scandaleux des énigmes, tel quil apparaît notamment dans le fait quelles récusent la vie bonne dont nimporte qui affirme à bon droit quelle est la vraie affaire du sujet que chacun est par ailleurs forcément, sentend de limpossibilité quon reconnaisse jamais la légitimité de leur désignation. Répétons : la formule de lélu est " pourquoi moi ? ". Cela signifie quil est impossible de trouver dans sa réalité des raisons (par exemple des qualités morales ou des compétences techniques) qui justifieraient que lénigme ait été reconnue par lui quand les autres y voient un simple paradoxe : non, cest de sa seule contingence que peut sentendre son élection dont bien sûr nous découvrons quelle est cette contingence elle-même, puisquà réfléchir sur leffet de la contingence nous avons pu découvrir quil fallait le nommer " effet de grâce ". Cest le même de faire grâce ou dapparaître comme gracieux et dêtre, comme sujet ou objet, toujours déjà pris dans une contingence définitive, autrement dit dans limpossibilité que le savoir compte.
La reconnaissance de lélu, cest dabord la reconnaissance de sa grâce, autrement dit de leffet que produit une contingence sur laquelle, contrairement à tous ceux qui ont décidé de se prendre pour celui que nimporte qui aurait été à leur place, il naura, lui, pas cédé. Au sens strict, élire, cest reconnaître cet effet quon peut donc nommer " charisme ". Une première définition simpose donc de ce terme, au-delà des références habituellement mises en avant quand on aborde cette notion, comme leffet de contingence non pas en lui-même (on ne peut confondre le charisme et la grâce) mais en tant quil est reconnu, ou plus exactement dans limpossibilité quil ne soit pas reconnu. Interroger le charisme, cest interroger cette impossibilité, quelque chose comme un forçage de la réflexion qui est toujours installation du sujet dans lélément du savoir. Le charisme est ce forçage même de la reconnaissance au-delà de ce quon sait. Et ce quon sait, cest justement que celui qui force la reconnaissance nest pas fondé à le faire, puisquil est lélu et que par ce terme on exclut expressément quil soit le meilleur, celui dont des raisons de compétence ou de moralité, par exemple, imposeraient à la réflexion quon le reconnaisse.
Cest quil appartient à lélu de ne pas avoir été choisi, le propre du choix étant, comme on sait, dêtre le choix du préférable, cest-à-dire de ce quun certain savoir fait apparaître comme tel. Or il existe des individus les contingents (ou encore les " vrais ") tels que le critère du choix nait plus de signification. Par exemple il serait absurde de dire que De Gaulle, se présentant pour être Président de la République, était un politicien de droite opposé à dautres qui étaient de gauche ou de centre. Ce quil était pourtant. Réalité mais non vérité. Or lélection sentend expressément de cette dernière distinction.
Le scandale de l'élection, qui est originellement celui de la contingence et de son effet comme forçage du réflexif, est particulièrement facile à penser à partir du modèle de la politique. On ne choisit pas ses dirigeants : on les élit. Si la première éventualité valait, autrement dit sil fallait prendre le meilleur, tout serait simple : il suffirait de faire passer un concours aux différents candidats, et lon serait certain davoir sélectionné le meilleur. Or lélection sentend expressément contre cette rationalité pourtant impeccable : même si on se raconte le contraire pour éviter davoir à jeter les yeux dans le gouffre ouvert par cette vérité, on ne prend pas du tout celui qui nous semble le meilleur mais un autre. Lequel ? La réponse est simple : celui qui était déjà élu sans le savoir, celui qui était déjà marqué marque dont lélection officielle se contentera, si lon peut dire, de prendre acte.
Elire, cest reconnaître une marque dans son essentielle inconsistance une distinction, par opposition à choisir qui est de reconnaître une supériorité. On élit donc un être lui-même énigmatiquement marqué : lénigme dun être qui simpose de ce que rien ne limpose et pour cette raison même. Les autres, ceux du commun, ils ont des raisons dêtre imposés : leur compétence, les places quils occupent déjà et ainsi de suite. On nélit donc jamais que celui qui était déjà élu, et quà avoir reconnu cette antériorité dans limpossibilité que la réflexion éprouve comme son propre forçage. Il ny a donc, comme la vérité, délection quen antériorité à elle-même : de même quil ny a de vérité quen vérité, ne peut être élu que celui qui létait déjà.
Pour penser cette antériorité, il faut comme dhabitude maintenir lopposition de la vérité et du savoir : cest toujours un " vrai " quon élit (et comme tel il létait déjà), par opposition aux préférables que le savoir exigeait que lon désignât. Dans les faits, les élections politiques sont donc en réalité des choix : on choisit celui dont nous avons des raisons de penser quil représentera au mieux nos options politiques, autrement dit celui qui sera le plus insignifiant (être le mieux placé étant une des formes éminentes de cette insignifiance) puisque ce sont elles qui comptent et non pas lui. Mais pas toujours : je viens de mentionner de Gaulle pour la France de la seconde moitié du vingtième siècle, et il est sûr quon pourrait en trouver dautres, dans tous les domaines (comment ne pas voir que Napoléon était lélu de la gloire, Mozart celui de la musique, etc. ??)
La promesse personnelle et son transfert. Deuxième approche du charisme
On progresse encore dans lintelligence de notre notion en comprenant que le forçage de la réflexion, qui consiste en quelque sorte à avérer que le savoir ne compte pas devant le fait irrécusable et énigmatique de la contingence personnelle, peut aussi bien sentendre comme limpossibilité que la réalité compte puisquon peut dune manière générale désigner la réalité comme lensemble des objets du savoir. Lélu, cest celui qui fait littéralement voir que la réalité ne compte pas. Pour comprendre le charisme, il faut donc sinterroger sur le paradigme de cette exclusivité.
La réponse est simple, dès lors que nous reconnaissons la déterminité eidétique de lélection : est-ce que lantériorité quon reconnaît à celui qui était déjà élu, et justement à cause de ce caractère originel et passé, nest pas lindication de ce qui allait être, comme vérité, le dessin dun certain espace de possibilité et de nécessité, bref de reconnaissance ? Lantériorité, étant celle de louverture originelle dont par après la réalité aura à relever, est par conséquent toujours celle dune promesse si lon veut bien se souvenir quà cette dernière il appartient dêtre indifférente à toute nécessité réelle (à commencer par " la meilleure des excuses " qui est la mort de celui qui doit encore tenir parole) puisquelle la condition dautorité. Disons donc quon nélit jamais que celui en qui on a reconnu une promesse laquelle nest certes pas une qualité positive, puisquil ny a précisément de promesse quà ce que la réalité (dont " la meilleure des excuses " est le paradigme), ne compte pas.
Le charisme est donc une autorité dont la réalité elle-même est en creux lattestation, dès lors que par " autorité ", ce nest pas on ne sait quelle force " morale " plus ou moins magique et inspirée quon entend ( !) mais limpossibilité que le sujet est à lui-même et donc aussi limpossibilité que la réalité le comprenne jamais comme sujet. Tout ce qui est vrai procède de lautorité au sens où on nomme vrai cela qui se constitue dêtre marqué du sceau de limpossible : est vrai ce que la réalité exclut, qui sentend seulement de lévidence des nécessités autrement dit du règne du savoir. Que la réalité exclue certaines choses les fait reconnaître comme vraies (figure de cette exclusion : le cadre, qui sépare le tableau de la surface du mur) et que cette exclusion soit fasse à propos de sujets constitue ce quon pourrait nommer concrètement leur élection. Lélu, pourtant semblable à nimporte qui, est toujours à part comme sil appartenait à la réalité dêtre en réticence relativement à lui ce qui est en effet le cas, puisquelle est le champ du savoir et que lautre du savoir est la vérité. La réticence de la réalité relativement à lélu est son élection, sa distinction : inter pares, il est le vrai.
Et le vrai, cest celui dont la parole naccomplit pas la réalité, ne la manipule pas, ne la rend pas plus intelligible quelle nétait, mais au contraire lécarte. " Ecartons tous les faits ", dit-il de son simple apparaître ; et les faits sécartent devant lui comme la mer rouge devant le peuple élu.
Cette parole du vrai, cest donc la promesse entendue dabord formellement, comme cette parole devant quoi aucune réalité, à commencer par " la meilleure des excuses " ne saurait compter. Celui qui est la promesse en personne, si lon peut décrire ainsi ce que cest que simposer dautorité, alors on lélit parce quil appartient à la promesse, une parole parmi les autres, dêtre une parole absolument antérieure à toute parole le monde qui est le lieu des paroles sentendant alors de son essentielle inanité : quelles que soient les nécessités et les possibilités quon pourra reconnaître, elles ne " tiennent " pas devant la promesse qui est limpossibilité que rien dautre que la parole puisse jamais compter, et cest cette déficience dautorité du réel qui rend ses habituelles armes dautorité quon avère en élisant celui qui, par là même, était de toute manière déjà élu.
Lautorité est ce qui compte, puisque par elle le vrai est vrai. Je ne puis donc reconnaître une autorité quà être dune certaine manière fait moi-même de cette autorité quà ce quelle compte pour moi et donc quà ce quelle me compte, minstituant par là même comme ce sujet " électeur " de ce qui était déjà élu sans moi. Le charisme est évidemment cette institution. Il est donc nécessaire que je me reconnaisse comme porteur de la promesse que je reconnais en celui que jélis, au sens où jai reconnu en elle la légitimité de mon institution subjective.
Par ce terme délu, nous désignons donc celui en qui nous reconnaissons la promesse que nous étions pour nous-mêmes depuis toujours, mais que la décision den rester à la vie bonne, celle que nimporte qui a bien raison davoir pris, a fait récuser. On a compris que lénigme est en même temps la reconnaissance pour chacun de sa propre promesse, et quil considèrera éventuellement comme " élu " un autre qui dune manière ou dune autre attestera pour lui de cette promesse. Par exemple je suis institué comme sujet par la langue française. Il est donc impossible que je ne reconnaisse pas non pas la supériorité mais lélection de certains auteurs de la littérature française en qui je reconnaîtrai quelque chose comme la promesse dun " bien dire " dont, comme locuteur français, je suis, que je le veuille ou non, proprement constitué. Autant de manière que je puis avoir dêtre constitué dans une promesse de vérité, autant déventualités de transfert de cette promesse dans la reconnaissance dun autre. Accomplissement de la promesse là où elle est, mais trahison aussi, puisque cette promesse était originellement la mienne : le charisme simpose à nimporte qui.
Cest encore plus évident quand on prend lexemple de la politique. Est-ce que notre rapport aux " élus ", même au sens trivialement administratif du terme (disons simplement le maire de notre commune), nest pas dune certaine manière le rappel dune promesse originelle, ici de citoyenneté ? Le charisme est ce rappel et cest pourquoi il est vécu par chacun comme une adresse personnelle au sens où il appartient à lénigme de désigner singulièrement le sujet qui la reconnue comme telle. Car le charisme est une énigme, évidemment, et donc une interpellation personnelle.
Quelles que soient nos options politiques, il est impossible de ne pas voir en De Gaulle un élu de la France entendue comme nation. Mais quest-ce que cela signifie, sinon justement que chaque français, en tant que tel, a de tout temps été appelé à un certain type de grandeur nationale, dont une élucidation de la " francité " parviendrait assez facilement à poser les déterminations (que les actes dune puissance moyenne aient luniversel pour dimension en quelque sorte naturelle, dirons-nous pour aller vite) ? Cette promesse dune singulière grandeur nationale, qui est pour chaque français sa promesse originelle de français, cest bien elle quil reconnaît brusquement en De Gaulle. On peut donc reprendre la notion de réflexion en disant que son charisme est la réflexion de la promesse que chaque français, simplement parce quil est français, est depuis toujours pour lui-même. La certitude que cet homme-là est lélu simpose donc à tout le monde, et les institutions nont plus quà avérer cela dans laccomplissement transféré de la promesse, que le commun des français occupés ailleurs navait pas tenu.
Et cette promesse, bien sûr, cest une énigme : la " France " (il suffit davoir séjourné un peu à létranger pour en être définitivement convaincu), cest quelque chose qui donne à méditer par opposition à la réflexion quun spécialiste de géopolitique pourrait toujours opérer à son propos.
Par contre, celui qui est élu, il a reconnu que cette vérité était depuis toujours son affaire : elle lui parle en secret, en lui disant sa propre impossibilité subjective autrement dit son statut de sujet en première personne. Ce statut, nos réflexions sur lénigme (et sur sa réflexion philosophique) nous ont permis de le préciser : cest celui de limpossibilité du nom propre, par ailleurs disponible pour nimporte qui. Lexistence est une énigme pour Sartre, avons-nous vu, dont nimporte qui sauf lui dès lors élu sait quelle est de " nature " sartrienne. Répétons-le : cest de ce que le savoir ne compte pas quon est élu.
Limpossibilité du nom propre (ici et par hypothèse : quil appartienne de tout temps à la politique de la France davoir à être gaullienne, pour cette seule raison quelle est la France et non pas nimporte quelle nation), cest la marque. Une marque énigmatique par quoi celui qui la porte est désormais voué à une vie qui, dêtre la vraie, laisse aux autres la nécessité quelle soit bonne. Par exemple, la question de de Gaulle nétait pas sa carrière de politicien, mais la France. Personne ne lignorait personne ne méconnaissait son élection.
La question de la vérité telle quelle simpose en chacun par la promesse quil est originellement, nous nous en débarrassons le plus souvent en la transférant. Cest ce transfert quon appelle " élection ". Par quoi on rend compte du charisme comme dune nécessité subjective de reconnaissance celle de la promesse.
Promesse pour tous et cest le mystère, promesse de soi et cest lénigme.
Lélu porte la promesse et indiffère cette distinction. Cest par exemple le même davoir à être français quand on lest déjà et davoir reconnu lélection originelle de de Gaulle. Mais cette promesse que chacun voit comme le mystère de sa propre appartenance nationale, lui, il la voyait comme lénigme de son destin. Voilà comment lélu noue lénigme et le mystère.
Je vous remercie de votre attention.
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