Apprendre à vivre (2) : la notion de " savoir-passe "
Nous avons appris la semaine dernière que lidée dapprendre à vivre renvoyait dabord à une distinction qui soit celle, pour le sujet, de sa vérité et de sa réalité. Nous lavons appris en considérant le savoir qui était impliqué dans cette question et qui est, en quelque sorte par définition, la philosophie elle-même. La distinction de la vérité et de la réalité, quant à être sujet de sa propre vie, est corrélative de celle que la philosophie est pour elle-même à la fois parce quelle est identique à sa propre question (philosopher, cest répondre à la question de la philosophie) et parce quelle sentend à lencontre du savoir métaphysique dont elle est la constitution (philosopher, cest produire une doctrine et lon nest philosophe quà ne pas être un endoctrineur). Autrement dit cest de ce quil ny ait pas de savoir philosophique (de proposition non triviale qui fasse lunanimité parmi les philosophes) que nous reconnaissons linanité de ce qui correspondrait à un tel savoir : être réellement sujet de sa vie et par là instituons la question comme celle du subjectif de la vérité, si lon peut sexprimer ainsi.
Or la subjectivité produite non par le réel mais par le vrai, il faut la dire distinguée. Ce qui renvoie dune part à une distinction de la structure réflexive de la subjectivité cest-à-dire à la méditation, et dautre part à limpossibilité que le savoir répondant à la question qui nous préoccupe puisse valoir réellement. Il faut donc que nous produisions le concept dun savoir qui ait pour principe formel la méditation, et qui ait pour vérité personnelle dêtre le savoir dun sujet qui ne soit pas nimporte qui. Pour répondre à cette nécessité, je propose aujourdhui la notion de " savoir-passe ", dont on se demandera ensuite quel rapport elle entretient avec celle de la distinction philosophique. Voyons ce quil en est dune réponse réelle et non pas doctrinale aux interrogations dont par ailleurs la philosophie fait sa détermination matérielle. Comme réponse, il doit forcément sagir dun avoir, mais un savoir qui soit tel que, dans son caractère réel, ont ait toujours déjà exclu que le savoir compte : un savoir qui distingue et non pas qui enrichisse bref, un savoir correspondant, réflexivement parlant, à la problématique générale de la marque.
Un savoir-passe
Un savoir qui réponde à la question de la possibilité dapprendre à vivre et qui ne soit pas limposture dune sagesse doit être sans universalité. Car il ne concernera pas nimporte qui mais seulement le sujet distingué, si la question originelle est bien celle dêtre vraiment et non pas réellement sujet de sa vie. Que le savoir conceptuel soit dune certaine manière sa distinction, précisément sans universalité, cest le réel de la philosophie, au-delà de tout ce que le philosophe au travail peut bien simaginer : ce qui la fera rester, quand il appartient à tout savoir de passer avec son objet et (en réalité cest la même raison) ce qui la détermine par le nom propre de son auteur et non pas par la réalité commune de son objet.
Inhérente à lidée dapprendre à vivre, se reconnaît donc une définition paradoxale de la philosophie qui identifie son réel (les philosophies restent alors que les savoirs scientifiques passent) et sa distinction (philosopher consiste à produire de la doctrine et il ny a de philosophie quà ce que le doctrinal ne compte pas) dans une réponse dont on puisse réflexivement instituer la vérité par un nom propre et nullement par une expérience dont elle attendrait dêtre corroborée.
Dans ce paradoxe, nous trouvons indiquée une vérité dont nous savons donc déjà quelle doit nêtre pas sans offrir la possibilité dêtre réfléchie en savoir, bien quil soit davance exclu quelle se présente comme un savoir auquel, sans que dailleurs on puisse en rendre compte autrement quen termes de jouissance, il faudrait que nous nous soumettions (un discours de maître). Cela signifie concrètement que le sujet désigné par notre question devra reconnaître labsence de savoir (il y a des gens qui ne savent pas et lui-même ne savait pas) et la distinguer du non savoir que sa réflexion le forcera à reconnaître comme sien (si on lui demande une exposition doctrinale, il sera incapable de la fournir). Il dira en somme que lui nest pas sans savoir, quand il aura reconnu quelque chose dont la nature soit philosophique sans pour autant avoir pu produire la philosophie correspondante.
On peut dune certaine manière présenter lidée de ce savoir en parlant du philosophique en général, dès lors quon sait clairement quil ny a pas de philosophique en général mais seulement du platonicien, du kantien, etc. En somme le philosophique en général vient à la place du nom propre au sens dimpossible, et ma thèse est quon ne reste pas sans savoir, quand on la reconnu
La notion de savoir-passe sentend en exclusivité de la possibilité réflexive, parce que la réflexion va identifier la question dapprendre à vivre à celle de la sagesse et quil ny a précisément de vérité quà lencontre de cette imposture discours de celui qui sautorise de son savoir (il sait ce que valent les valeurs) et de sa place (celle du maître), et non pas de soi. Il appartient à la réflexion, inévitable à propos de cette question, de donner lieu à lidée dune maîtrise et par conséquent de traiter la question de " la vie " en termes de réussite ou déchec (réussir ou rater sa vie). Que cette imagination soit un artefact, un effet de structure au sens où une posture dénonciation détermine nécessairement un énoncé (impossible dadopter lattitude réflexive et de ne pas identifier la vérité au discours du maître) ne change rien à sa réalité dont la déconstruction, si elle ne labolit pas, permet néanmoins de déplacer linterrogation : de lexigence dêtre réellement le sujet, nous passons à lidée de lêtre vraiment, et dune prescription commune (" lhomme doit ", notamment réussir sa vie) à une existence distinguée. Il mest donc impossible den rester à une déconstruction de la question qui me dispenserait de laffronter, parce quil mest impossible déchapper à cette évidence quil y a des gens qui savent vivre, et des gens qui nont jamais rien compris à la vie. Non pas surtout que jaie à y adhérer immédiatement, mais il mappartient en quelque sorte constitutivement, au sens où ma constitution est dêtre problématique pour moi-même, dinterroger cette évidence moi qui, notamment, nignore pas que lévidence est la forme la plus habituelle de la méconnaissance. Quen est-il donc vraiment de moi cest-à-dire concrètement des marques dont, sans le savoir, je suis porteur ? Le déplacement que jopère en posant la question de lêtre vraiment élimine davance toute possibilité de réponse réflexive parce quelle fait du vrai le sujet véritable dune vie qui par là même naura pas été décidée dans un effet de maîtrise mais au contraire dans un effet de vérité. Le sujet produit dans cet effet, autrement dit le sujet marqué, ne sait donc pas (cest le sujet que nous restons " par ailleurs " qui peut savoir) mais il nest pas sans savoir. On pourrait donc parler dune sorte de " précompréhension de la vérité " pour justifier lidée du savoir-passe, en pointant le double paradoxe de cette expression : sil ny a de vérité quen extériorité au savoir, il ne va pas de soi quil y ait tout simplement quelque chose à " précomprendre " sauf justement à ne pas céder sur létrangeté absolue de sa vérité pour chacun, étrangeté à laquelle certains sont plus étrangers que dautres
Lopposition du sujet réel et du vrai sujet, et donc du sujet produit dun effet de réalité à un sujet produit dun effet de vérité, je la rends notamment par lopposition de la réflexion et de la méditation. Expliciter la réflexion ouvrirait à la métaphysique, mais cest un autre savoir ou plus exactement, pour le sujet concerné, un statut de nêtre pas sans savoir qui pourrait (ne pas ?) expliciter la méditation. Le savoir-passe est le savoir de ce qui soffre à la méditation, mais il ne faut pas le concevoir comme le résultat dun travail de méditation, quon pourrait ensuite exposer doctrinalement, comme si la notion de " méditation métaphysique " nétait pas un oxymore (et cest bien ainsi, selon moi, quil faut lire le texte cartésien). On réfléchit sur le réel, ce qui revient augmenter son savoir, mais on médite sur le vrai, ce qui revient à approfondir sa marque, cest-à-dire (comme on le voit clairement chez Descartes) sa propre capacité de vérité.
La marque, rendant capable de vérité et par là instituant le sujet comme létant vraiment, atteste de la capacité du vrai à commander la sensibilité dont il aura à relever conformément à la nécessité, pour la vérité, quelle se conditionne véritativement elle-même. En ce sens très précis, on peut parler du vrai comme étant non seulement le sujet de la vérité, ce qui est pure tautologie, mais encore comme étant la cause des effets de vérité, et donc de la capacité subjective de vérité (la marque). Cependant, le déplacement déconstructif que jopère en passant dune position tautologique (la maîtrise) à une position décisive (leffet de vérité) ne peut pas être hypostasié, et la question nest pas simplement celle de remplacer un maître (lego) par un autre (le vrai) ! En somme, la question de savoir sil est possible dapprendre à vivre, justement parce quelle ouvre sur le décisif en interdisant quon trouve dans une réalité présupposée (lego ou le vrai) des raisons (formelles dans un cas, réelles dans lautre) qui réduiraient la décision au choix du meilleur (Kant dans un cas, Heidegger dans lautre), doit rester en quelque sorte suspendue. On peut considérer quil y a un savoir de cette nécessité et non pas dun nécessaire que la réflexion hypostasierait en super-sujet (ce sujet du sujet quon appellerait le vrai). Cest pourquoi il sagit que nous répondions à la question à la fois dune manière qui soit parfaitement satisfaisante (rien nest plus indigne que de se défiler devant une question décisive au prétexte quon laura " interrogée ") et dune manière qui soit néanmoins philosophique cest-à-dire en distinction expresse du savoir formel (transcendantal) ou réel (historial) que nous pourrions élaborer. Bref, il sagit non pas que nous sachions vivre, ce qui renvoie simplement à larrogance et à limposture des " sagesses " de toutes sortes, mais que nous ne soyons pas sans savoir vivre pour formuler en termes de savoir lopposition entre réfléchir (effet de réalité) et méditer (effet de vérité).
Ce nest pas du tout le même de savoir et de nêtre pas sans savoir. La notion de " savoir-passe " correspond à la seconde nécessité, parce que je veux absolument faire droit à la nécessité réflexive dont je dénonce par ailleurs le statut de pétition de principe en quelque sorte matériel (que des énoncés explicitent dans la méconnaissance la pure nécessité énonciative). Car si je pose depuis longtemps la nécessité philosophique de récuser lidée que des gens ne " sauraient " pas vivre à cause de la nécessaire impersonnalité de lexplication quil faudrait en donner (ils seraient trop jeunes, trop ignorants, trop incultes, trop aliénés, etc.), je maintiens tout aussi fermement la distinction opérée en moi antérieurement à la pétition de principe réflexive, entre ceux qui dune certaine manière me donnent des " leçons de vie " sans le savoir ni surtout sans lavoir voulu, et dautres qui me donnent au contraire le sentiment, encore une fois, quils nont jamais rien compris à rien. Il y a, autrement dit, une irréductibilité de la représentation jusque dans sa déconstruction et il est impossible, une fois quon a cessé dêtre la dupe du signifié, de ne pas avoir reconnu une nécessité que par ailleurs nous ne songeons plus à matérialiser. Il est par exemple bien évident que je ne suis pas sans savoir quelles sont les questions qui comptent pour moi, et quelles sont celles qui ne comptent pas, et tout aussi évident quil sagit là dune distinction et non dune différence parce que je nai pas le savoir dont ce partage serait lapplication. Cest dun tel non-savoir quil sagit dans linterrogation sur laquelle nous travaillons : il y a des réalités qui ne sont pas sans nous apprendre non pas à vivre, au sens où ces réalités impliqueraient en elles des directives que nous devrions appliquer, mais ce quil en est vraiment de la vraie vie dont nous savons seulement quelle na rien à voir avec ce dont veulent nous convaincre ceux qui ont décidé de nous " apprendre à vivre ".
Il y a les maîtres qui disent le vrai en vue du bien, et puis il y a des gens qui, eux, ne savent rien (ils nont pas de théorie sur la vie, notamment) mais dont il arrive parfois que les actes soient pour nous des leçons. Par les uns nous avons à être réellement sujets de notre vie (" prenez votre santé en main ", dit le médecin, ) et par les autres nous avons à lêtre vraiment. Le maître entend faire de nous des sujets inexistants (si je suis en parfaite santé je suis un néant médical), alors que les personnes ou réalités dont je parle nous permettent daccéder à une étrangeté supplémentaire dont leur autorité fait quelle est, comme pour la première fois, létrangeté du vrai. Ceux qui savent méritent seulement notre indifférence : à nêtre que sa propre place de vecteur anonyme, le sujet qui sait a lindifférence pour vérité. Mais il y a dautre part des gens dont les actes installent du silence en nous, des gens qui ne nous apprennent donc rien mais dont la rencontre ne nous laisse pas sans savoir. La corrélation de leur rencontre et de ce " pas sans savoir ", sagissant de nous, détermine la notion du " savoir-passe ", dont on aperçoit ainsi quil doit sentendre à lencontre de lindifférence subjective (cest le sujet distingué, cest-à-dire impossible pour lui-même, qui est concerné et non pas quiconque), na donc de sens que relativement à cette opposition qui concerne dune part les autorités , et dautre part les vérités. Ce qui signifie à la fois que celui qui ne nous laisse pas sans savoir ne peut pas être lui-même un sujet indifférent il sautorise forcément de lui-même cest-à-dire de sa propre impossibilité, et non pas de sa place ni de son savoir et que par lui il nous est à notre tour impossible dêtre un sujet indifférent. La notion que je propose reste donc inscrite dans la problématique générale de la marque, qui est aussi bien celle de la vérité que celle de la distinction subjective, puisque nous ne sommes capables de vérité que là où nous sommes marqués, cest-à-dire que dans notre impossibilité toujours locale à nous-mêmes.
Par cette dernière indication, jinsiste sur létrangeté dun vrai à toute éventualité de compréhension, mais pas de reconnaissance. Le " savoir-passe " dit le paradoxe dune reconnaissance dont il est impossible quelle soit indéterminée (on rencontre à chaque fois une singularité) mais dont il est originellement exclu quelle sentende comme une compréhension qui, de réduire ce qui est en cause à lordre des importances, concernerait dès lors tout autre chose et surtout relèverait du sujet que nous ne sommes que " par ailleurs ", le sujet indifférent qui reste le même à travers les épreuves.
On voit donc où je veux en venir : sil ny a de savoir que ce qui importe (et dabord au savoir !), la reconnaissance de ce qui compte ne peut par là même donner lieu à aucun savoir, bien quelle soit, précisément comme reconnaissance déterminée, quand même liée à du savoir. Car enfin, celui à qui il a été donné de reconnaître ce qui compte, on ne le dira pas simplement ignorant, bien quil soit par ailleurs impossible de le dire savant.
La question du " savoir-passe " est celle de cette donation. Non pas la donation de ce qui compte mais celle de sa reconnaissance.
Par exemple on peut imaginer Descartes disant que nous navons jamais été sans savoir que Dieu nous a marqués de son idée, puisque cest précisément de ce que nous soyons marqués par elle que nous sommes, là et pas ailleurs, capables de vérité et que nous navons jamais été totalement incapables de vérité ! Or est-ce que cette reconnaissance, chez lui, nest pas en même temps la réponse à la question de ce que cest quêtre vraiment sujet, la réponse à la question que la philosophie est constitutivement pour elle-même ? Et cette reconnaissance, quest-elle donc, sinon lassomption dun statut qui, cartésiennement, aura toujours déjà le nôtre, celui de nêtre pas sans savoir ? Il ne sagit là ni de théologie ni de métaphysique.
La question de ce savoir trouve donc son propre quand je rappelle quil ny a pas de savoir de ce qui compte ! Un tel savoir nest cependant pas une simple inanité, puisque la reconnaissance de ce qui compte est forcément déterminée (par exemple cest bien " Dieu qui vient à lidée "). Doù, en récusation de toute éventualité de métaphysique et par conséquent de sagesse, linsistance parfois tragique dun " pas " sans savoir, dont il ne tiendra ensuite quà nous quil se fasse dans une direction qui, de ne pas avoir à être la bonne, sera dès lors la vraie.
Très concrètement la question du " savoir-passe " est celle dun don quune approbation méditative permettra à la fois daccueillir et de reconnaître. Il y a des gens, mais aussi plus généralement des êtres et même des choses (jai expliqué longuement que la définition de la vérité par lacte en première personne nexcluait pas la reconnaissance dun vrai naturel) de qui nous tenons quelque chose comme une indication dont le principe soit, pour nous, la distinction de la vie réelle et de la vraie vie. Dire quil y a du vrai (éventuellement naturel), cest dire quil nous arrive de reconnaître une indication en quelque sorte analogue à celle dune direction et quon pourrait expliciter par une formule du type " regarde : la vraie vie, cest par là ".
La vraie vie, ce nest pas du tout la vie en général, identique au service des biens : ce nest pas la vie quon mène ni celle quon mènera, cest celle dont nous ne sommes pas sans savoir quon a ou quon aurait raison de mener.
Quand tout le monde essaie de sauver sa vie en descendant le plus rapidement possible les escaliers des deux tours qui seffondrent, et quand des hommes se fraient difficultueusement un chemin pour monter, on apprend une fois pour toutes que la question de la vraie vie nest pas celle de la vie bonne. Pour tout le monde la sécurité importe, évidemment, et dabord pour les pompiers dont on peut dire quelle est le métier. Mais pour ceux quon a vus monter littéralement vers la mort, elle nétait manifestement pas ce qui comptait Quest-ce qui comptait, alors ? Faire son devoir, mériter son salaire de petit fonctionnaire municipal, et autres considérations du même ordre ? Non, puisquici on sortait du monde et que ces nécessités sont encore réflexives et mondaines. Quoi, alors ? On ne sait pas, ils ne nous le disent pas, et leur acte nest même pas une invitation à faire comme eux. Mais nous, nous savons quà les voir nous avons reçu quelque chose comme une leçon de vie quon noubliera jamais quand bien même on nen tirerait aucune conséquence.
Voilà comment je conclurai la séance daujourd'hui : on ne peut pas apprendre à vivre parce que lidée qui correspondrait à cette éventualité, la sagesse, est celle dune simple imposture (personne ne peut être dit sage, parce quil faudrait déjà savoir sil est fou ou bien sage dêtre sage ) mais il y a des leçons de vie qui, à ne rien nous apprendre, ne nous laissent malgré tout pas sans savoir. La notion de " savoir-passe " que jai proposée aujourdhui est strictement corrélative de cette idée des " leçons " de vie, absolument exclusives du discours des maîtres qui se sont mis en tête de nous apprendre à vivre. Comment une leçon pourrait-elle dabord porter sur la vraie vie sans être le discours dun maître mieux placé que les autres, et pourrait-elle être exclusive des enseignements qui, dassurer des places, ne sont eux-mêmes que des impostures ? Cest peut-être ce que nous verrons la prochaine fois
Je vous remercie de votre attention.
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